Des députés ont plaidé pour la construction de plus d’infrastructures scolaires et le renforcement du personnel enseignant dans certains départements pour réduire les abris provisoires et améliorer les conditions d’apprentissages et les résultats scolaires.
Ils intervenaient, en séance plénière, lors du vote du budget du ministère de l’Education nationale arrêté à 803 048 460 268 de francs CFA, selon le rapport de la commission parlementaire.
La députée Aminatou Diao de Vélingara, a évoqué le problème d’enseignants, de salles de classe, de tables bancs auquel est confronté ce département de Kolda. “Il faut nous aider à résoudre ce problème”, a-t-elle plaidé, en demandant également la construction de la case des tout-petits et la réfection des cantines scolaires pour l’élémentaire.
La députée de Kébémer, Daba Wonyar Sarr a de son côté, réclamé une augmentation du nombre d’ enseignants dans ce département de Louga, ainsi que la construction de nouveaux collèges et des lycées dans certaines communes de la région. Rappelant l’importance de l’éducation coranique au sein de la société sénégalaise, elle a insisté sur la nécessité d’améliorer les conditions d’apprentissage dans les daaras (écoles coraniques).
Elle a aussi plaidé pour la reconstruction des daaras, notamment ceux de Darou Moukhty, soulignant qu’ils sont dans un état très vétuste.
Mame Diarra Fam, députée du département de Pikine (banlieue de Dakar), a plaidé, pour sa part, pour plus d’écoles et d’enseignants dans la commune Guinaw Rail Nord, afin de faciliter les conditions d’études et d’apprentissages des d’élèves.
Un autre député de la banlieue dakaroise, a pris la parole pour réclamer la construction de plus d’infrastructures scolaires dans le département de Keur Massar qui, a-t-il dit, « fait partie des départements les plus défavorisés dans ce domaine ».
Le député de Koumpentoum, Sidy Traoré, a quant lui invité le ministre de l’Education nationale, à construire des lycées dans les communes éloignées de la région de Tambacounda. “Dans la région de Sédhiou, nous sommes les champions dans les abris provisoires, on est également confrontés à un déficit du personnel enseignant”, s’est plaint une députée originaire de cette région méridionale du Sénégal.
Le député Thierno Alassane Sall, a évoqué la massification dans les salles et la non adaptation des programmes scolaires qui, selon lui, sont les principaux facteurs qui empêchent le décollage du secteur éducatif sénégalais

