Le nouveau bureau du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (Saes) élu en aout dernier, prévoit de déposer, ce lundi 31 octobre, va déposer un préavis de grève sur la table des autorités ce pour exprimer leur mécontentement face au refus du gouvernement de répondre à l’appel aux négociations pour trouver un accord propos de leurs revendications liées entre autres aux chantiers au niveau des universités, à la revalorisation généralisée des salaires et au problème foncier dans les campus pédagogiques.
Le nouveau secrétaire général David Célestin Faye qui revient d’une tournée nationale, « nous invitons tous les militants à rester mobilisés et réaffirmons aussi notre disponibilité à dialoguer pour trouver une solution pacifique aux différents problèmes ».
Concernant la revalorisation généralisée des salaires, David Célestin Faye et ses camarades demandent la prise en compte des enseignants-chercheurs et chercheurs des universités. «Nous exhortons le Fonds national de retraite (FNR), conformément à la réforme sur la retraite de 2018, à appliquer la pension de réversion aux conjoints des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés après avoir servi dignement l’université publique», clament-ils.
Toujours dans sa plateforme revendicative, le Saes exige le recrutement massif de personnel d’enseignement et de recherche pour améliorer la qualité de l’enseignement supérieur. «A l’échelle nationale, les vacataires représentent plus de 70% du personnel enseignant. Compte non tenu des vacataires, l’université sénégalaise est très loin de la norme de l’Unesco qui est de 1/20 pour le taux d’encadrement», renseigne le secrétaire général du Saes qui rejette à nouveau la dernière version du guide d’évaluation des enseignants-chercheurs et chercheurs du Cames dont l’entrée en vigueur en 2024, dit-il, n’est pas de nature à favoriser l’émergence de l’université africaine. «Nous demandons au ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de procéder à l’envoi rapide des textes de gouvernance de la recherche proposés par la commission technique paritaire, depuis avril 2021, aux universités pour avis et observations avant toute validation définitive, et de financer la recherche», ajoute le leader du Saes.
Par ailleurs, il dénonce vigoureusement les tentatives de spoliation foncière observées dans les universités dont la dernière en date est celle de l’ESEA et recommande l’identification, l’élargissement et la sécurisation du domaine universitaire pour se prémunir du manque de scrupule des prédateurs fonciers. «Nous condamnons le dilatoire dans la mise en place des organes de gouvernance des universités, conformément au décret n°2020-979 fixant les règles d’organisation et de fonctionnement des universités publiques», affirme le secrétaire général du Saes.

