Le président de la république a interpellé de vive voix l’Organisation des nations Unies sur la menace terroriste qui continue en Afrique et dans le monde.
Et selon Macky Sall « l’inertie » du Conseil de sécurité de l’Onu dans la lutte contre le terrorisme en Afrique « porte en elle la défaillance du système multilatéral », a indiqué le chef de l’Etat dans son discours à l’ouverture, ce lundi, du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.
Poursuivant il a fait savoir que pour « inspirer confiance et adhésion le multilatéralisme « doit servir les intérêts de tous. Autrement, il continuera de susciter la méfiance des uns, la défiance des autres, et de perdre ainsi la crédibilité et la légitimité attachées à son autorité. »
Comment d’ailleurs maintenir la paix quand elle n’est même pas rétablie ? En vérité, c’est toute la doctrine des Opérations de paix qu’il convient de mettre à jour en intégrant pleinement la lutte contre le terrorisme, y compris en Afrique. pic.twitter.com/oriBLLhENG
— Macky Sall (@Macky_Sall) October 24, 2022
Pour le Président en exercice de l’Union africaine, « il urge pour nous (l’Afrique) de rendre opérationnelle la Force africaine en attente (la FAA) et de financer de façon plus adéquate le Fonds de la paix de l’Union Africaine », a annoncé le Président Sall devant les présidents Joao Lourenço (Angola), José Maria Neves (Cabo Verde) et Umaru Sissoco Emballo (Guinée-Bissau) venus prendre part à ce huitième Forum.
En effet pour le Président Sall est que « l’Afrique ne peut pas compter sur le financement extérieur pour assurer son propre sécurité et bâtir une architecture de paix viable. »
Le président @Macky_Sall clôture le panel des Chefs d'Etat par une réflexion sur la question du terrorisme "Nous n’acceptons pas que l'Afrique reste le ventre mou dans la lutte contre le terrorisme international "#FDD2022 #DakarForum pic.twitter.com/OwtclYOMpp
— DakarForum (@DakarForum) October 24, 2022
« Aujourd’hui, les menaces à la paix et à la stabilité résident également dans la crise économique profonde qui secoue le monde. Des millions de personnes n’arrivent plus à supporter le coût de la vie ; et d’autres basculent dans l’extrême pauvreté, sans espoir d’un lendemain meilleur. Ces circonstances exceptionnelles appellent des mesures exceptionnelles. Ainsi, afin de soutenir les ménages et les entreprises, nombre de pays développés ont, à juste titre, passé outre des règles jusque-là tabou en matière de limitation des subventions, de ratio d’endettement et de seuil du déficit budgétaire », rembobine le chef de l’Etat.
Le Forum sur la paix et la sécurité en Afrique s’est ouvert ce lundi à Dakar au Centre Abdou Diouf de Diamniadio. Cette 8e édition se déroule sur le thème « L’Afrique à l’épreuve des chocs exogènes : défis de stabilité et de souveraineté ».

