Le SAMES (Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal) a décrété une grève de 24 heures pour réclamer la ‘’libération immédiate’’ du gynécologue, Léonce Mbade Faye et deux de ses collaborateurs, arrêtés à la suite du décès en couches d’une patiente et de son bébé au centre de santé de Kédougou (Sud-Est), selon la structure syndicale.
L’équipe du bloc opératoire du centre de santé de Kédougou, un gynécologue, un anesthésiste et un infirmier ont été placés en garde à vue à la suite du décès en couches d’une femme enceinte.
‘’Le SAMES mobilise et engage tous ses membres dans un premier plan d’action avec une grève de 24 heures ce vendredi 2 septembre pour exiger le respect de la dignité des agents de santé et se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux pour la libération immédiate du gynécologue Léonce Mbade Faye et de ses collaborateurs’’, tonne-le SAMES dans un communiqué.
‘’L’autopsie ordonnée par le procureur de la République a conclu à une mort par hémorragie pour la mère et par strangulation pour le nouveau-né. Ce qui accable le gynécologue Léonce Mbaye Faye, l’anesthésiste Abdoul Aziz Dioum et l’infirmier Bakary Diabakhaté’’, rapporte-le journal L’Observateur dans sa parution de ce 2 septembre.
‘’Le SAMES exige ainsi la libération immédiate de l’équipe du bloc opératoire de Kédougou tout en demandant une enquête rigoureuse et sérieuse pour situer les responsabilités. Il prend l’opinion en témoin et tient le gouvernement pour responsable de toutes les conséquences pouvant découler de cette situation’’, indique-le communiqué.
Il présente ses condoléances attristées aux proches et parents de la victime, malheureusement décédée malgré l’engagement de l’équipe du bloc opératoire. Le syndicat des médecins affirme à travers le communiqué, avoir toujours alerté et déclare qu’il n’acceptera jamais que les agents de santé soient les boucs émissaires des manquements du système de santé.

