De Youssouf DIMMA, correspondant de Teranganews à Ziguinchor
La région de Ziguinchor a abrité durant deux (2) semaines, et ceci, jusqu’à ce lundi 22 août 2022, un séminaire de formation de trente (30) d’imams venus des départements de Ziguinchor, Goudomp, Sédhiou, Bignona et Oussouye, toutes de la région naturelle de Casamance. Ceci, pour mieux répondre aux attentes de la société sénégalaise et des fidèles musulmans., notamment des nécessiteux.
En effet, cette formation porte non seulement sur le renforcement des capacités des imams de cette partie du pays en termes de connaissances des textes qui régissent leurs statuts d’imams, la législation, la jurisprudence et la doctrine islamiques mais aussi en rapport avec l’importante place qu’ils occupent dans la société sénégalaise.
Au sens où, selon Abdourahmane Kane, le chargé des affaires culturelles de l’Ong Direct Aid Society qui a formé ces personnalités en l’Islam, « d’une part notre pays compte plus de 95% de musulmans, et ceux-là qui sont les dirigeants attitrés et censés avoir l’ensemble de ce qu’on est en droit d’attendre d’eux telles que des dispositions intellectuelles et cognitives, devraient alors pouvoir bénéficier d’une mise à jour assez régulière des celles-ci ».

A l’en croire, « d’autre part les imams font parties des personnes qui sont les plus sollicitées presque tous les nécessiteux dans ce pays pour intercéder, résoudre, diligenter, faire des invocations, diriger des prières, etc. chaque jour et partout. Or, tous tant qu’ils sont, devraient répondre à ces sollicitations qui ne préviennent pas. Ils jouent par conséquent un rôle indispensable dans la société sénégalaise et à la tête des fidèles musulmans ; ce qui légitime aussi cette formation qui leur est consacrée et dont des modules ont pris en charge ces différentes questions sociétales ».
Les imams, par la voix de leur porte-parole, Imam Abdou Karim Diédhiou, venu du département de Bignona, ont fait remarquer que « nous témoignons de notre satisfaction d’avoir acquis des connaissances harmonisées mais surtout des méthodes de travail communes qui nous permettront de mieux servir cette religion qu’est l’Islam ».
Pour le porte-parole des formateurs, Imam Mouhamad Djibril Dème, « cette formation n’est qu’un premier pas, mais le reste sera fait par les bénéficiaires eux-mêmes qui, ensemble, devraient faire chemin commun pour se maintenir à un meilleur niveau afin de continuer à répondre aux sollicitations venant de tous bords et les concernant ; car le fait d’être Imam n’est pas chose aisée dans un pays comme le nôtre ».

Lui emboitant le pas, Almamy Badji a insisté sur le fait que les Imams sont obligés d’actualiser leurs connaissances pour ne pas être en déphasage par rapport à la société dans laquelle ils évoluent : « si vous n’actualisez et donc vous ne renouvelez pas vos connaissances, pour pouvoir faire face aux questions de l’heure, alors que vous être censés diriger des personnes, vous risquez d’être en déphasage avec cette société ».
A en croire ce chargé de projet à Direct Aid Society, « ce renforcement des capacités des imams se passe aussi dans l’autre partie de le région naturelle de Casamance, à savoir dans cette administrative de Sédhiou, au bénéfice du même nombre d’imams et pour le même nombre de jour ».
A retenir que parmi les formateurs, il y avait des professeurs d’universités venus de Dakar.
