Dans le département de Podor, les paysans s’adonnant aux cultures de décrue se réjouissent de la montée des eaux du fleuve Sénégal, qui ont atteint le 24 août, 4,13 mètres au quai Elhadj-Boubou-Sall, tout en redoutant d’éventuelles inondations qui pourraient découler de cette crue.
‘’A ce rythme, nous espérons que toutes les plaines inondables dans notre zone pourraient être bien arrosées’’, a dit Abdoul Ibra, un agriculteur.
Mercredi 24 août, le niveau du fleuve s’est hissé à 4,13 mètres, contre 4,11 mètres, mardi 23 août, et 3,61 mètres à la même période de l’année dernière.
Cette situation est de bon augure pour les paysans qui s’adonnent aux cultures de décrue, lesquelles, jadis, permettaient la récolte d’importantes quantités de mil dans les champs situés dans les cuvettes de décantation.
‘’Le village de Doué est menacé’’, a prévenu Alhousseynou Sall, l’un de ses habitants. ‘’Dans quelques jours, nous serons obligés de prendre la pirogue pour nous rendre à Podor. Ce sera la même chose pour les personnes malades, qu’il faudra conduire à l’hôpital’’, a-t-il dit selon APS.
Cet habitant estime que la construction d’une route bitumée entre Doué et la capitale départementale, Podor, pourrait être une solution à l’enclavement du village. Les populations souhaitent aussi la construction d’une digue de protection capable de protéger éventuellement des eaux fluviales les populations et les aménagements hydroagricoles du village.

