De Youssouf DIMMA correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Suite à l’interdiction par le préfet de Ziguinchor, Papa Madické Dramé, de la « marche pacifique » prévue ce vendredi 17 juin 2022 par l’inter-coalition YAW / WALLU allant du terrain de football de Jattir à la place Aline Sitoé Diatta, les responsables de cette organisation politique ont décidé de maintenir leur manifestation. En effet, ils ont fait face à la presse jeudi soir pour rendre publique leur décision.
L’un de leurs porte-paroles, Yancouba Diémé, par ailleurs coordonnateur dans le département de Bignona du parti Pastef/ Les Patriotes et de la coalition Yawwi Askan Wi (YAW) dans le même département, a indiqué qu’ils avaient juste déposé sur la table du préfet de Ziguinchor une déclaration de manifestation pacifique prévue ce vendredi 17 juin 2022. Cette manifestation est, selon lui, une marche devant débuter à 15H au terrain de Jattir, au quartier Lyndiane, situé à la périphérie sud-ouest de la commune de Ziguinchor, pour se terminer sur la place Aline Sioté Diatta, soit en l’entrée nord-est de la capitale sud.
A l’en croire, à leur grande surprise, leur marche, une première d’envergure régionale prévue par l’inter-coalition YAW/WALLU, a été tout bonnement interdite par l’autorité préfectorale pour « risque sérieux de trouble à l’ordre public ».
Pour lui, « nous informons l’opinion nationale et internationale, les Sénégalais d’ici et de la diaspora, que nous maintenons notre marche pacifique aux date et heure prévues ».
Lui emboîtant le pas, l’autre porte-parole à savoir l’activiste Guy Marius Sagna, qui a déclaré qu’il était « venu à Ziguinchor sur invitation de mes camarades de Yewwi Askan Wi des départements d’Oussouye, de Bignona et de Ziguinchor pour participer à leur marche pacifique prévue ce vendredi 17 juin ».
Ajoutant en ces termes : « je ne compte pas venir jusqu’à Ziguinchor pour ne pas participer à cette marche, par conséquent, nous maintenons notre marche et le départ est prévu au terrain de Jattir à 15H, soit après la prière du vendredi ».
Côté sécurité, les Ziguinchorois ont remarqué que depuis le début du mois de juin, soit peu avant l’organisation de la mobilisation nationale de l’inter-coalition YAW/WALLU à la place de la nation de Dakar, des mouvement incessants de forces de sécurité étaient perceptibles dans leur ville. Mieux, le 13 juin dernier, jour du délibéré du procès dit des prévenus du massacre de Boffa Bayotte, quelques positions stratégiques de la capitale sud ont été momentanément occupées par des véhicules des forces de sécurité. C’était le cas des ronds-points Aline Sitoé Diatta et Jean-Paul 2, entre autres.

