En partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert (FES), l’Association des journalistes en migration et sécurité (AJMS) et le Réseau développement et de protection des droits de migrants (REDDEM)
plaident pour l’élaboration d’un document national de politique migratoire.
Ce document renforcerait les politiques nationales et ’’surtout obligerait l’Etat du Sénégal à mieux protéger les droits des migrants dans les pays de transit et de destination’’, indiquent ces organisations dans un communiqué.
La même source souligne que le document national de politique migratoire doit être le fruit d’une démarche inclusive et participative.
’’Nos organisations souhaiteraient contribuer aux nombreuses initiatives de la société civile sénégalaise tendant à encourager fortement l’Etat du Sénégal à prioriser l’adoption d’un tel document qui pourrait renforcer la protection des droits des travailleurs migrants au Sénégal et dans la Diaspora’’, dit- le texte.
Les membres de ces organisations ont ainsi invité les autorités à mettre en place un comité ad hoc interministériel chargé de finaliser le document et d’organiser des rencontres sectorielles pour enrichir son contenu.
‘’Les autorités sont invitées à s’assurer que le document de politique migratoire, soit centré sur les enjeux locaux, en cohérence avec les cadres existants (africain et mondial) sur les migrations’’, disent-ils.
Ils rappellent qu’étant un pays de départ, de transit et de destination, en matière de migration, le Sénégal ne peut se permettre de ne pas disposer d’un document de politique migratoire identifiant les axes stratégiques sur lesquels doit reposer une vision nationale sur cette dernière, qui contribue au développement du pays.
D’après eux, le processus enclenché en 2015 en vue de l’élaboration et l’adoption d’un tel document doit nécessairement aboutir à la mise en place d’une vraie politique nationale de migration.
Il estiment que le Sénégal doit s’inscrire dans la dynamique des Etats africains visant la mise en œuvre effective des politiques et des instruments juridiques africains et internationaux relatifs à la mobilité des personnes, y compris celle des travailleurs migrants et de leurs familles, selon Aps.

