De Adama Séne correspondant de Teranganews à SAINT-LOUIS
La commune de Gandon a abrité une rencontre pour la promotion et l’inclusion du handicap dans les collectivités locales. Sous la direction de l’organisation allemande Dahw, cette initiative entre dans le cadre des activités du programme d’amélioration de la santé et du Bien-être des populations vulnérables des communes de l’Arrondissement de Rao.

Pour le renforcement de la résilience communautaire, Gandon, Dangalma, Sokone, Kébemer, Ndiafatte sont cinq communes pilotes qui sont choisies par l’association allemande Dahw pour dérouler le projet « Promotion des droits, participation et accès des personnes handicapées et de la lèpre aux services de santé ». A en croire le directeur des projets et des programmes, Mahamat Cissé, les objectifs sont clairs. Il s’agit entre de promouvoir l’inclusion et une meilleure prise en charge du handicap dans les politiques publiques. » De nombreuses personnes handicapées ont des difficultés d’intégration dans leurs familles et dans leurs sociétés. Elles se plaignent très souvent de la faible application des droits qui leur sont dévolues par les dispositions juridiques et réglementaires » a signalé Mahamat Cissé. Ainsi pour renverser la tendance, depuis 2018, il est initié le projet « Promotion des droits, participation et accès des personnes handicapées et de la lèpre aux services de santé ». Pour lui, pendant 03 ans, les activités sont déroulées en étroite collaboration avec la direction générale de l’action sociale.

« En dehors du lancement, l’intérêt de la rencontre de Gandon est l’objectif de faciliter l’appropriation du projet par les acteurs du développement local inclusif des quatre collectivités locales de l’arrondissement de Rao » a indiqué M. Cissé. Avant de poursuivre que la faible reconnaissance des initiatives des organisations des personnes handicapées au niveau local et la méconnaissance des problèmes des personnes handicapées et de leurs besoins sont préjudiciables, en premier lieu. Ce qui fait que les personnes handicapées ne peuvent pas se positionner au mieux sur leurs droits.
« Ces conditions entravent aussi les dynamiques locales de développement inclusif, de façon plus globale, celles des pays. Raison pour laquelle, à travers le nouveau programme (2021-2023) il est prévu de renforcer les acquis du DPASS et étendre les interventions dans une démarche expérimentale de réflexion intercommunale autour de l’amélioration de la santé et du bien-être des groupes vulnérables par le renforcement de la résilience communautaire » a conclu le directeur des projets et des programmes au Dahw, Mahamat Cissé

