De Adama Séne correspondant de Teranganews à Saint-Louis
Selon les conclusions des missions techniques envoyées par les ministères de la Pêches et de l’Environnement, « l’ouverture du barrage anti-sel de Diama serait à l’origine du phénomène des bancs de poissons échouant massivement sur la langue du Gandiol, près de Saint-Louis, indique une mission de la Direction de la protection et de la surveillance des pêches.
Retour sur ce phénomène…
Des centaines de milliers de poissons juvéniles morts ont longtemps décoré une grande partie de la plage de la commune de Ndiébéne-Gandiol. Une véritable catastrophe dont les autorités locales et administratives n’ont pas encore trouvé une réponse scientifique. Mais le plus grave dans cette affaire de bombe environnementale, des populations ramassent ces déchets pour les transformer en farine de poissons. Une situation qui risque de poser un réel danger de santé publique.
Pendant deux semaines, les populations et autres visiteurs ont assisté à un spectacle désolant et catastrophique de milliers d’alevins morts sur la plage de la commune de Ndiébène-Gandiole. Une bombe écologique qui mérite une attention particulière pour éviter aux populations de cette localité des ennuis sanitaires. Malheureusement les autorités locales et administratives n’ont pas encore fourni d’explications convaincantes pour rassurer les populations du Gandiolais et environs.
Interpellé sur la situation, le gouverneur Alioune Badara Samb déclare tout ignorer de l’origine de la catastrophe. » « Les enquêtes se poursuivent. D’ailleurs, les ministères de la Pêche et de l’Environnement ont dépêché sur les lieux des équipes techniques, mais les résultats ne sont pas encore livrés pour savoir de quoi il s’agit « , a soutenu le gouverneur de la région de Saint Louis. Avant d’écarter toute pollution de la mer pouvant provoquer un tel drame. » Dans les réseaux sociaux, il y a des experts en tout. Mais je confirme qu’ il n’y a ni pollution de gaz ni pollution de pétrole. La plate-forme d’exploitation de gaz la plus proche est à 100 km des côtes. En attendant la publication de résultats plus poussés, le phénomène n’est pas nouveau surtout avec l’effet des changements climatiques » a signalé Alioune Badara Samb.
Des propos qui ont été confirmés par président du cadre local de concertation sur la pêche artisanale (Clpa) /Section Gandiole. » Ce n’est pas la première fois que nous constatons ce genre de catastrophe dans la zone. Seulement pour cette fois-ci, il ya plus d’ampleur et de dégâts. Cet échouage massif arrive souvent lorsque les petits poissons entrent en contact avec une eau de mauvaise qualité en pleine mer. Nous avons alerté les services de l’Environnement et de la Pêche sur ce phénomène, mais pour le moment nous n’avons pas de retour. Ce qu’ on a vu à Gandiole, en tout cas, nous, acteurs de la pêche artisanale deplorons cela » a déclaré Issa Wade. Mais pour lui, la lente réaction des autorités locales et administratives face à cette situation peut coûter très chère aux populations. » On suppose que les alevins ont été en contact avec une eau très acide. Ce qui pourrait provoquer cette hécatombe. Mais, scientifiquement, rien ne confirme cette thèse. Il faut que les experts livrent leurs travaux pour avoir le coeur net. Malheureusement, la plage est presque entièrement nettoyée oar les populations. Ces dernières ont tout ramassé pour en faire de la farine de poissons sans connaître les véritables causes de la mort massive des alevins. Ce qui constitue un réel danger pour la santé publique » a expliqué M.Wade.

