« En ce qui concerne l’accès dans ce secteur, une réglementation est nécessaire. Nous constatons tous, qu’il règne une anarchie totale dans ce secteur », a-t-il notamment déclaré.
Ainsi intervenait ce mercredi 13 avril à Dakar, le juriste Macoumba Koumé, à un atelier de validation de la loi portant code de la publicité auquel ont participé plusieurs représentants des différents ministères, des organes de régulation de la presse et des juristes.
Ledit juriste, par ailleurs personne ressource pour la loi portant Code de la Publicité, a ajouté que l’un de ses objectifs principaux, était d’assainir et d’organiser le secteur. Sur la question encadrant l’accès, le juriste a estimé qu’il fallait conserver les points relatifs à la réglementation et l’accès.
Sur ces aspects, il a souligné que l’accréditation sera matérialisée par une carte avec une durée de validité. « Cette loi sur la publicité (…) est un document de portée générale. Normalement tous les aspects de la publicité doivent être évoqués dans ce texte avant qu’il ne soit repris et précis dans la loi », a soutenu Koumé.
L’ancien Directeur général du quotidien national Le Soleil, Cheikh Thiam a lui aussi évoqué les conditions d’accès à la publicité. « Toutes les dérives constatées entraînent des pertes que subissent les médias, l’Etat et les agences de publicité. Parce que dans une situation pareille, il n’y a plus de recettes », a insisté le journaliste.
La préoccupation, a-t-il fait savoir, c’est d’assainir et de permettre aux professionnels de vivre de leur métier, et à l’Etat, de tirer des recettes provenant de ce secteur. Dans ce marché, Cheikh Thiam estime qu’on ne connaît pas exactement les chiffres réelles, même si certains avancent des sommes comprises entre 10 et 20 milliards de francs CFA par année.
« C’est un capharnaüm aujourd’hui, car depuis 1983, cette loi qui régissait le secteur n’a pas connu d’avancées. L’assainissement du secteur nécessite qu’on sache qui est qui. Ce sont là les principales préoccupations qui fondent la réglementation et la limitation de l’accès aux métiers de la publicité », a déclaré Thiam.
Cette loi portant Code de la Publicité contient 178 articles. Elle abroge et remplace la loi 64-51 du 10 juillet 1964 relative à l’apposition d’affiches et de dispositifs de publicité et celle de 83-20 du 28 janvier 1984 relative à la publicité.

