Le président de la république a procédé samedi au lancement de la deuxième phase 2 du Train express régional (TER).
La deuxième phase du Train express régional (TER), dont la construction va durer vingt et un mois, va coûter 207 milliards de francs CFA, a annoncé, samedi, à Diass (ouest), le président de la République, au lancement des travaux.
« Avec cette phase prolongeant le TER jusqu’à l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) de Diass, les rails du Sénégal vont s’enrichir d’un linéaire de 55 kilomètres en deux voies, soit 110 kilomètres », a souligné Macky Sall. La durée des travaux est de vingt et un mois, dont quatre pour la libération de l’espace prévu pour l’ouvrage, a-t-il indiqué.
Selon le chef de l’Etat, la phase 2 du Train express régional va s’étendre sur 19 kilomètres, contre 36 kilomètres pour la première, qui relie Dakar à Diamniadio depuis fin décembre dernier. Les travaux entamés ce samedi incluent, outre la ligne ferroviaire, d’importantes infrastructures dont une gare ferroviaire pouvant contenir 500 passagers à l’AIBD, la passerelle piétonne de Sébikotane et plusieurs ponts.
Ces ouvrages vont « faciliter la mobilité » entre Diass et Diamniadio, selon Macky Sall. Il rappelle qu’une commande additionnelle de sept trains a été faite par le Sénégal pour la construction de la phase 2 du TER, lequel disposera en tout de 22 trains.
M. Sall annonce que quelque 200 personnes vont travailler sur le chantier. ‘’Je souhaite que soient, parmi les travailleurs, des jeunes de Diass’’, a-t-il affirmé.
« Désengorger Dakar et gagner du temps en voyageant dans les meilleures conditions de sécurité et de confort, c’était exactement ma vision, mon ambition et mes attentes, lorsque nous lancions (…) le chantier de la première phase du TER.’’
Après Diass, l’Etat va prolonger le Train express régional jusqu’à Mbour et Thiès (ouest), a-t-il promis, remerciant l’Agence française de développement et les autres partenaires financiers de l’Etat pour la construction de ce moyen de transport de masse.
Cette étape vise à élargir la desserte de ce nouveau mode de transport à certaines villes situées en périphérie de Dakar, qui ne bénéficient pas vraiment de l’offre depuis l’inauguration de la première ligne.
Face aux défis de mobilité dans la capitale, le gouvernement a opté pour le développement du transport en commun à travers des projets dont les modèles priorisent le transfert du trafic routier vers les rails ou des routes spécifiques. C’est le cas des projets TER et BRT.
Ces différentes infrastructures, une fois opérationnelles, renforceront l’offre de transport public, et réduiront aussi les flux qui congestionnent quotidiennement les routes de la capitale.

