Clap de fin. Et durant ces cinq jours d’affilée à Dakar les participants se sont penchés sur divers sous thèmes sur l’eau et l’assainissement. Un Forum tourné vers les solutions, un « Forum des réponses » qui vise à recueillir et soutenir les initiatives qui ont des forts impacts socio-économiques, politiques et environnementaux sur la vie des populations.
Cette grand-messe de l’eau et de l’assainissement va permettre de poser les actes forts pour pour accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) liés à l’eau et à l’assainissement lors d’un événement spécial aujourd’hui qui fait défaut à prés de 2,2 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité, dont 785 millions sans services de base en eau potable.
L’événement revêt une dimension stratégique, en ce sens qu’il mobilise plusieurs acteurs et niveaux du développement. L’édition de Dakar devra permettre l’accélération, la concrétisation efficace de l’agenda mondial.
En effet, à un an de la grande Conférence internationale sur l’Eau, qui se tiendra sous l’égide des Nations unies en 2023, ce 9e Forum représente une étape-clé pour la prise d’engagements politiques et financiers concrets en faveur des Objectifs de Développement Durable (ODD), et particulièrement de l’ODD 6 qui vise à « garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ».
Dans son allocution le président Macky Sall du pays hôte a alerté sur « les risques « raréfaction des ressources hydriques » dans le monde et en particulier en Afrique. Dans son discours d’ouverture, le président sénégalais a souligné que cet événement se déroulait « alors que la raréfaction des ressources hydriques et la dégradation de l’environnement continuent de s’aggraver ».
A sa suite le président de la République du Congo Denis Sassou Nguesso par ailleurs président Climat du Bassin du Congo regroupant et à abonder dans le même sens : « le fonds bleu pour le bassin du Congo mérite le soutien et l’appui de communauté internationale ». Et d’ajouter ; « au fil des jours, nous faisons le même constat, la pénurie mondiale de l’eau s’aggrave. Les experts prévoient que 65% de la population africaine sera affectée par le stress hydrique ».
Il a été succédé au pupitre par le président de la Mauritanie Mohammed Ould Ghazouani qui mis le curseur sur « la baisse de la pluviométrie. Pour le président mauritanien dont le pays partage avec le Sénégal l’OMVS, « le pays est victime depuis plusieurs décennies de sècheresse et de désertification, fortement affecté par les effets du changement climatique, et l’irrégularité des précipitations est confronté aux défis liés à l’eau et à l’assainissement, ainsi qu’à la mobilisation des ressources hydrique nécessaire à l’agriculture et à l’élevage » , a ainsi présenté à l’assistance le président Mohammed Ould Ghazouani.
Le président de la Banque africaine de Développement a bouclé les interventions auparavant le président de la Banque mondiale David Malpass mais le président de la Guinée-Bissau Embalo et la présidente de l’Egypte de l’Ethiopie se sont succédés au pupitre pour dire leurs attentes du Forum.
Organisé tous les trois ans par le Conseil Mondial de l’Eau et un pays hôte depuis 1997, le Forum Mondial de l’Eau est le grand rendez-vous de la communauté de l’eau, rassemblant de nombreux acteurs (politiques, institutionnels, bailleurs, secteur privé, organisations humanitaires et acteurs de développement, agences intergouvernementales, acteurs de la recherche et de l’enseignement).
Il a pour objectifs de réunir l’ensemble des parties prenantes pour débattre des questions liées à l’eau et à l’assainissement, de formuler des propositions concrètes et favoriser l’action (notamment au travers du processus régional et thématique), de mobiliser les citoyens (au travers du processus citoyen) et de susciter un engagement politique en faveur de l’eau (au travers du processus politique).

