De Thierno Baye Diéne correspondant de Teranganews à Matam
Le lycée de Ogo qui s’est toujours illustré par ses résultats probants, s’est cette fois ci, distingué par la position courageuse de ses potaches dans le bras de fer opposant les enseignants et le gouvernement.
Ils ont arpenté les rues et ruelles du village, sans escorte policière, mais avec la farouche volonté de se faire entendre auprès du chef de l’exécutif de l’arrondissement de Ogo. La grève n’a que trop duré. Ils exigent le respect de leur droit à l’éducation.
« Nous tenons à faire cette marche car le silence est un langage. Car si nous nous taisons face à cette situation, l’État pourrait penser que nous approuvons la situation actuelle », déclare le président du gouvernement scolaire. Poursuivant dans la même veine, Rougui Dia ajoutera « dans la journée, nous ne travaillons en classe qu’une heure à cause de la grève. Cette situation est préoccupante car si on ferme les portes de l’école on ouvrira les portes des prisons. Alors, tout ce que nous voulons c’est étudier », martèle la jeune élève en classe de 2nde.
Comme un symbole, ils ont tenu leur assemblée générale dans l’enceinte de la sous préfecture, sous le regard de l’adjoint au sous-préfet, avant de décréter 72h de boycott des salles de classe à compter de ce mercredi jusqu’au vendredi prochain.

