Tout joue en leur défaveur. Ce, d’autant plus qu’ils prennent du retard par rapport aux cours, et c’est le calendrier académique qui est au finish perturbé.
Excédés par la grève des syndicats d’enseignants, les élèves se sont donnés rendez-vous jeudi prochain pour une marche pour réclamer la reprise des cours après plus de deux mois de grève dans le moyen secondaire.
Face à la presse hier, le Collectif des gouvernements scolaires du département de Dakar pour exiger « réduction du programme scolaire, un report des examens et le respect du protocole d’accords du 30 avril 2018 ».
Le collectif des gouvernements scolaire, par le biais de leur président, Abdoulaye Gora Mbacké, a demandé au gouvernement du Sénégal de prolonger la date des examens de Baccalauréat qui sont fixées le 27 juin prochain et la réduction du programme. Il a pointé du doigt la responsabilité de l’Etat sur les grèves répétitives. « L’Etat du Sénégal est le responsable de la crise scolaire », a-t-il dit, face à la presse.
Pour poursuivre leur plan d’action, le collectif des gouvernements scolaires organise une marche le jeudi, du rond-point Ngor jusqu’à UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), pour le retour en classe des enseignants.
Le porte-parole du collectif est revenu hier sur les motivations de ces exigences. «Nous envahissons les rues parce que nous sommes les principaux concernés par la grève. Nous ne sommes pas dans la rue par choix mais par obligation. Nous, jeunes de ce pays, avons un rêve commun : c’est de faire émerger notre terre mère car nous sommes convaincus que nul ne le fera à notre place. Nous souhaitons tous faire de l’Afrique un continent debout, uni, prospère et indépendant ; fort, puissant et redouté. Cependant, pour y arriver, nous avons l’obligation de passer par l’éducation. Malheureusement, nous sommes privés de cette éducation depuis plusieurs semaines. Nous ne faisons plus cours régulièrement depuis bientôt trois mois. Nous avons déposé des demandes pour effectuer des marches pacifiques en vain. Nous avons fait sortir les élèves du privé pensant que cela allait faire réagir l’Etat mais rien», a expliqué Abdoulaye Bâ.
Le porte parole du jour invite d’ailleurs les syndicats grévistes notamment le Cusems et Saemss de s’accorder pour trouver une issue heureuse à cette crise scolaire.
Pour rappel le gouvernement qui a proposé une enveloppe de 90 milliards de FCFA pour répondre aux revendications et le G7 qui regroupe les syndicats vont se rencontrer jeudi prochain pour essayer de finaliser un accord.

