La crise dans le secteur de l’éducation est loin de trouver un dénouement. La rencontre entre le gouvernement et le G7 (coalition regroupant des syndicats d’enseignants, d’inspecteurs et de maîtres contractuels) qui a eu lieu ce samedi 19 février 2022, s’est soldée encore par un échec et les deux camps se sont donnés rendez-vous jeudi prochain pour trouver l’accord qui va encore sauver l’année scolaire.
Le point d’achoppement reste le régime indemnitaire et car à en croire les syndicats d’enseignants l’Etat n’a pas fait de l’école sa priorité et attendent des propositions de sortie de crise : «propositions concrètes concernant la correction du système de rémunération des agents de l’Etat».
Toutefois le ministre des Finances et du Budget est revenu sur les offres qui ont été faites aux grévistes et les impacts budgétaires que cela induira en 2 ans.
« C’est l’indemnité de contrôle et d’encadrement qui va augmenter de 100%. Elle passera de 150.000 à 300.000 et donc l’impact budgétaire sur 2 ans, c’est 702 millions et 745 millions, un peu plus de 1 milliard 448 millions exactement », a indiqué Abdoulaye Daouda Diallo qui confirme par ailleurs les syndicalistes qui parlent de défiscalisation de l’indemnité de logement qu’ils n’auraient pas demandé.
Dans la foulée le ministre Abdoualaye Daouda Diallo a annoncé que l’Etat pour montrer sa disponibilité à aller vers un sortie de crise déclaré : «Bien évidemment, à ces mesures vient s’ajouter la défiscalisation que nous avons proposé de l‘indemnité de logement qui est de 100.000 francs », informe le ministre Abdoulaye Daouda Diallo.
Samedi dernier, les autorités ont fait des propositions pour revaloriser le traitement salarial des fonctionnaires de l’éducation. Qui devraient atteindre 69 milliards F Cfa. L’Etat est même déterminé à faire un ultime effort, qui avoisinerait 80 milliards. Cela permettrait une revalorisation de la rémunération «des personnels de l’éducation et de la formation et des administrateurs scolaires».

