De Youssouf DIMMA correspond de Teranganews à Ziguinchor
Les étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor ont décrété un mot d’ordre de grève de 48h de grève avec descente » au front ». Ce mot d’ordre est décrété hier 8 décembre 2021 au sortir d’une assemblée générale tenue dans l’enceinte du campus pédagogique.
Au sortir de cette assemblée générale, les étudiants ont improvisé une marche qui a été empêchée voire étouffée dans le campus par la police.
Ils n’ont cartes pas pu en sortir, mais ils ont eu plusieurs affrontements sporadiques avec les policiers : jets de pierres, de bouteilles et de plusieurs autres types de projectiles de la part des manifestants, réplique de la police avec des grenades lacrymogènes.
Interrogé sur le contenu de leur plateforme revendicative, Ibrahima KA, le porte-parole de l’Inter-Amicale des étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor de déclarer : « nous réclamons la finition et la livraison des chantiers en cours depuis plusieurs années, surtout celui du second restaurant universitaire car non seulement l’unique restaurant qui est là sert près de 9000 étudiants, ce qui largement insuffisant, mais aussi les plats qu’on nous y sert sont exécrables. »
Pour lui, » nous avons décrété hier un mot d’ordre de 48 h au front, les autorités de la police sont venues nous voir et nous ont demandé de suspendre nos actions en attendant de travailler avec faire avancer les choses, mais puisque nous n’avons rien vu bouger, nous remettons ça aujourd’hui aussi ».
En effet, quelques pneus ont été brûlés ça et là à travers le quartier Castors jouxtant l’UASZ, mais cela n’a pas duré outre mesure.
Mais les étudiants ont, par la voix d’Ibrahima La, demandé » au Président de la République de tout faire pour que nos chantiers soient livrés le plus tôt possible »
Le mot d’ordre de grève des étudiants n’a pas surpris beaucoup d’observateurs de l’éducation nationale qui, pour ainsi dire, s’y attendaient même, vu que chaque mois de décembre, ces mouvements estudiantins renaissent de leurs cendres, notamment dans le but inavoué d’anticiper les vacances de Noël.

