Dans un entretien qu’il a accordé une délégation du Cadre unitaire de l’islam (CUDIS) et la Plateforme Jammi rewmi de la société civile, le chef de l’Etat a promis de soutenir le processus de mise en place d’un code de conduite des acteurs politiques en direction des élections à venir.
Ils ont fait part au Président de République, « garant du bon fonctionnement des institutions, des inquiétudes de certains acteurs politiques surtout de l’opposition ».
«La rencontre a permis de transmettre au Président de la République les inquiétudes et recommandations des khalifes généraux et de leurs porte-paroles avec lesquelles le Cadre Unitaire de l’Islam a pu échanger en préparation de l’audience. Ceux-ci ont insisté sur la nécessité de parler de manière franche et responsable des risques de violence qui pèsent sur la paix et le vivre ensemble. La discussion avec le Président de la République a également été l’occasion de présenter les récriminations des acteurs politiques et coalitions électorales sur le processus, leur manque de confiance aux autorités de tutelle, le traitement présumé tendancieux de certains dossiers judiciaires, etc » soulignent les responsables du Cadre.
Selon une note, le Président Macky Sall a écouté et rassuré les responsables de ces organisations de sa volonté de soutenir le processus de mise en place d’un code de conduite des acteurs politiques en direction des élections à venir.
Répondant aux interpellations, le Chef de l’Etat a salué l’initiative du Cadre Unitaire de l’Islam et de la Plateforme Jammi Rewmi visant à restaurer un climat de paix au bénéfice des citoyens. Il s’est également engagé à l’appuyer pour qu’elle se traduise par un code de conduite ou une charte partagée par tous les acteurs. Il a promis que sa coalition la signera pour contribuer à cette dynamique contre la violence. Au-delà des élections locales, le Président pense qu’un dialogue approfondi peut permettre d’avancer sur d’autres mesures de préservation de notre vivre ensemble et de pacification des relations entre les acteurs politiques.
Ces membres de la société civile avaient déjà rencontré les coalitions Yewwi Askan Wi, l’Union citoyenne Bunt Bi, le mouvement FRAPP, entre autres.
Ces consultations avec les différentes forces politiques pour l’instauration d’un climat de non-violence sont entamées au moment où des acteurs restent attentionnés aux préalables liés au respect des règles démocratiques qui garantissent la stabilité.
Avec Le Soleil

