Le général Burhane a affirmé qu’« un gouvernement de technocrates » allait bientôt être mis en place, dix jours après le coup d’État et l’arrestation des membres du gouvernement
Le chef de l’armée au Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhane, a ordonné jeudi la libération de quatre ministres arrêtés le 25 octobre. Aucune date pour leur libération effective n’a été précisée. La nouvelle est intervenue quelques heures après l’annonce par l’armée de la formation « imminente » d’un gouvernement.
La décision de libérer les ministres est intervenue peu après une conversation téléphonique entre le général Burhane et le patron de l’ONU, Antonio Guterres, qui a exhorté son interlocuteur à libérer les responsables arrêtés et à restaurer d’urgence le gouvernement civil.
Depuis, le Soudan est à l’arrêt entre militaires intransigeants et manifestants anti-putsch. La plupart des membres du gouvernement avaient été arrêtés le jour du coup d’État, dont le Premier ministre Abdallah Hamdok qui avait été ramené le lendemain à son domicile à Khartoum, où il est assigné depuis à résidence.

