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Le Sénégal va introduire le vaccin RTS, S dans son arsenal de lutte contre le paludisme (PNLP)

De Amédine FAYE, correspondant Teranganews à Tambacounda

Le vaccin RTS, S a produit des résultats convaincants avec une réduction de 30% du paludisme morterl. Fort de ce constat, en début d’octobre, l’Organisation mondiale de la Santé(Oms) a donné son accord sur l’utilisation massive de ce tout premier vaccin contre le palu chez les enfants en Afrique subsaharienne et dans les zones à risque. Ce nouveau vaccin, de type parasitaire, a été développé par l’entreprise pharmaceutique anglaise GSK. Le Sénégal a décidé de l’introduire dans son dispositif de lutte contre la maladie. L’annonce est de Doudou Séne, coordinateur du Programme national de lutte contre paludisme(Pnlp) au cours d’un point de presse sur la situation de la maladie à  Tambacounda, qu’il co-animait avec le médecin-chef de région Bayal Cissé.

« Nous féliciter que le Sénégal  a pris les dispositions grâce à l’orientation du ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr qui a donné comme directive de rassembler les différents acteurs, notamment le PNLP, la Direction  de la prévention qui a en charge de la vaccination, les bailleurs de fonds(…) pour que dans les meilleurs délais possibles le Sénégal puisse commencer à dérouler  la vaccination. Et certainement les régions de Tambacounda, de Kolda et de Kédougou seront (…) la première cible par rapport  à cette vaccination, parce que la  charge de morbidité, de mortalité n’est pas de commune mesure par rapport aux autres[régions] », a révélé M. Séne.

Selon une étude menée par New England Journal of Medecine en août dernier, « la combinaison du vaccin RTS,S avec des médicaments antipaludiques permet de réduire de 70% les cas graves de paludisme chez les enfants ». C’est pourquoi, ce vaccin ne sera pas le seul antipaludéen à être utilisé au Sénégal.

« Il est important pour nous déjà  de faire une communication  allant dans le sens  que malgré que le vaccin sera introduit, les autres stratégies seront maintenues, la CPS, l’utilisation des Milda, mais également le traitement préventif de la femme enceinte parce que ce vaccin sera destiné à des enfants de moins de cinq mois à cinq ans pour protéger ces enfants de la cible, mais qui vont continuer à bénéficier également  de la chimio-prévention saisonnière du palu », précise le coordinateur du PNLP.

Mais déjà, M. Séne est convaincu que le vaccin va changer la vie des africains.

« Nous espérons qu’avec tout cet arsenal, les pays africains vont dans les 10 à 20 prochaines années vont se départir définitivement  du paludisme, parce que l’Afrique, à elle seule, pèse 90 % des cas de paludisme qui sont recensés à travers le monde avec plus 219 millions de cas et plus de 400.000  morts chaque année. Donc, il est important que nos Etats prennent le taureau par les cornes et bouter définitivement le paludisme hors du continent africain », soutient-il.

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Khadim FALL