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Diplomatie de l’eau : Le Sénégal signe un accord avec la Mauritanie, la Gambie et la Guinée-Bissau

Hier mercredi 29 septembre 2021 aux Nations unies, à Genève ,le Sénégal a co-signé une déclaration historique portant cadre institutionnel et légal de gestion des eaux souterraines, avec trois pays frères que sont :la Gambie, la Mauritanie et la Guinée-Bissau.

Genève – La signature sanctionnant la session de haut niveau sur l’initiative régionale de coopération transfrontalière sur le bassin aquifère sénégalo-mauritanien a été l’évènement phare de la neuvième rencontre des Etats-parties à la Convention sur l’eau qui se tient à Genève, du 28 septembre au 1er octobre 2021. Il a été souligné l’importance stratégique des ressources en eaux souterraines dans le bassin aquifère sénégalo-mauritanien (Basm), qui s’étend sur 331.415 km2, pour le développement durable et la paix dans les quatre pays, où 80% de la population dépendent de ces eaux.

La région ouest-africaine veut s’inscrire ainsi durablement dans un développement inclusif, solidaire et paisible. Ce, après avoir déjà été pionnière à l’échelle internationale en matière de coopération transfrontière sur les eaux de surface, en particulier la coopération en vigueur dans le cadre de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) et de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg). La Déclaration permettra de poser un nouveau jalon dans l’engagement collectif d’une bonne gestion des ressources en eaux souterraines et de sa revitalisation. « La sauvegarde commune de nos ressources en eaux est un impératif. Elle participe de notre attachement au développement socioéconomique de nos Nations. Notre commune conscience de vivre ensemble doit être le soubassement de nos actions pour relever les défis dont l’acuité ne cesse de nous interpeller », a expliqué Serigne Mbaye Thiam, Ministre de l’Eau et de l’Assainissement du Sénégal.

L’eau est une ressource indispensable pour le développement économique, social et environnemental, l’éradication de la pauvreté et de la faim, la santé, la transformation structurelle de nos économies et le développement du capital humain dans notre région, y compris l’autonomisation des femmes, ont souligné les ministres des quatre pays dans leur Déclaration commune.

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Dame Diop