De Youssouf DIMMA correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Après une première tentative non fructueuse, selon nos sources, » les vingt-quatre (24) détenus dans le cadre de l’enquête ouverte suite au massacre, il y a trois (3) ans, d’une quinzaine d’exploitants forestiers dans la forêt du Bayote Est, ont entamé une grève de la faim depuis mardi soir,( le 29 juin 2021), pour à nouveau exiger leur jugement afin qu’ils sachent s’ils sont reconnus coupables ou non des chefs de poursuites retenus contre eux ».
Cette fois-ci, suite à cette diète interrompue depuis 96 heures, l’un des plus célèbres détenus, le journaliste René Capin Bassène, travaillant à l’Agence nationale pour la relance des activités sociales et économiques en Casamance (ANRAC) au moment de son interpellation il y a trois (03) ans, » a été admis à l’infirmerie de la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Ziguinchor ce vendredi ». Selon nos sources, » il est très affaibli par le fait de refuser de s’alimenter, tout comme d’ailleurs une partie des autres prévenus ».
C’est la deuxième fois que ces prévenus font une grève de la faim. A leur première tentative, très médiatisée, de bonnes volontés ont joué les bons offices pour les convaincre de suspendre cette méthode de protestation contre ce qu’ils considèrent comme leur » longue détention préventive ».

