A LA UNE Actualité Dakar politique

Projet de loi portant modification du Code électoral : L’opposition en ordre de bataille

Selon une note de la Direction de la Communication de l’institution parlementaire, les députés sont convoqués ce lundi à 10h en séance plénière pour examiner le projet de loi n°18-2021 portant nouveau Code électoral. Adopté en Conseil des ministres lundi dernier, le projet est également passé en Commission des Lois, samedi.

Parmi les consensus qui ont été obtenus dans le cadre du dialogue politique, 60 à 70 modifications sont attendus : la suppression du parrainage pour les locales sauf pour les candidats indépendants, le mode d’élection des maires au suffrage universel direct, même si il y’a plusieurs blocages, dont la question du bulletin unique, la révision des articles privant les personnes condamnées, à l’instar de Khalifa Sall et Karim Wade, de leurs droits civique et politique persistent.

La loi portant Code électoral doit être promulguée d’ici le 23 juillet. Ceci pour éviter toute transgression de l’article 2 du protocole de la Cedeao qui stipule qu’aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les 6 mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques.

Le Front de résistance nationale (Frn), le Congrès de la renaissance démocratique (Crd), le Mouvement pour la défense de la démocratie (M2D), la Coalition Jotna et les députés de l’opposition ont décidé hier de mutualiser leurs forces pour faire face au régime de Macky Sall dans ce projet qui sera examiné en plénière ce matin par l’Assemblée nationale. «Le Président a saboté le travail qu’il a lui-même commandité. En sabotant ce travail et poursuivant sa logique de njuuc njaac (manœuvres) et de forcing, il vient de fermer les portes du dialogue. En démocratie, quand on ferme les portes du dialogue, on ouvre en même temps les portes de la confrontation», a déclaré hier Pape Sarr, Secrétaire général de la Ld-Debout, lors d’un point de presse.

L’opposition a donc décidé d’engager la lutte dans un élan unitaire et solidaire. «Nous demandons, par conséquent, à nos sympathisants, militants et forces vives de la Nation, épris de justice et de démocratie, de se tenir prêts et de rester à l’écoute des leaders. Des mots d’ordre seront donnés très prochainement», a prévenu M. Sarr qui constate que «le Sénégal a perdu deux ans».

Il a fait savoir que près de 500 millions ont été dépensés pour ce dialogue qui «finalement n’a rien donné de progressiste dans le sens d’organiser au Sénégal des élections intègres, c’est-à-dire libres, trans­­parentes et démocratiques».

A propos de l'auteur

Raky fall

Laissez un commentaire