De Amédine FAYE, correspondant de Teranganews à Tambacounda.
Les abris provisoires servant de salles de classes au Collège d’enseignement moyen Abattoirs de la commune n’ont pas pu tenir devant les fortes pluies enregistrées ces derniers jours à Tambacounda.
« On s’est réveillé le vendredi matin, avec la pluie de la nuit du jeudi au vendredi, nous avons trouvé que tous ces abris provisoires étaient tombés complétement. Non seulement, les abris ont cédé, mais les salles étaient inondées. Donc on ne pouvait pas faire cours vendredi matin et ce samedi matin, il n’y avait pas cours », a déclaré à Teranganews Boukhadirou Kaba, principal du collège.
Les abris provisoires, au nombre de six, sont destinés aux classes de sixième et de cinquième dont le nombre d’élèves constitue la moitié de l’effectif total de l’établissement.
Les compositions pour les classes intermédiaires sont prévues du 12 au 16 juillet, du 14 au18 juin pour les classes de Terminale et du 1er au 6 juillet pour les classes de troisième. Mais avec les dommages « énormes » causés par la pluie, l’administration scolaire du Cem collège Abattoirs va organiser plutôt que prévu les épreuves pour les classes intermédiaires. Elle en a même informé les autorités académiques de la région.
« On a envoyé un courrier à l’Inspection de l’Education et de la formation(IEF)(…) Nous lui avons déjà fait la situation dans un rapport détaillé. Nous avons proposé un calendrier(…) Le jeudi prochain [17 juin, NDLR](…), nous allons commencer les compositions dans les petites classes, donc sixième, cinquième et quatrième. Les troisièmes, on attendra tout le monde (…) », a indiqué le principal du Cem Abattoirs.
L’établissement compte 920 élèves dont 52% de filles pour 14 classes pédagogiques. On y dénombre 6 abris provisoires récemment emportés par les fortes pluies.
Kaba exhorte les autorités à régler définitivement ces abris provisoires. Qui touchent même les établissements des zones urbaines, regrette-t-il.
« L’Etat est en train de construire, mais le rythme est lent. Et malheureusement, les entrepreneurs ne jouent pas le jeu. Dans mon école, il y a trois salles de classes dont on a démarré la construction depuis plus de cinq ans, et je vous jure, c’est au même niveau, ça n’avance pas(…) L’entrepreneur a disparu dans la nature. Les bâtiments sont bloqués. Ce n’est pas seulement mon école(…)», se désole principal Kaba.

