Le comité local de suivi de la transition, composé de la Communauté économique des Etats de Afrique de l’ouest (Cédéao), de l’Union africaine (UA), de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), avec des membres de la communauté internationale, y compris la France, les États-unis, le Royaume Uni, l’Allemagne et l’union européenne, exprime sa profonde préoccupation face à la situation au Mali marquée par l’arrestation du Président de la transition, du Premier ministre et de certains de leurs collaborateurs », a indiqué un communiqué publié par les organisations et pays impliqués dans l’accompagnement de la transition au Mali.
Ils condamnent fermement la tentative de coup de force survenue à la suite de la publication du décret portant nomination des membres du gouvernement par le Président de la transition sur proposition du Premier ministre.
Ils exigent la libération immédiate et inconditionnelle de ces autorités et soulignent que les éléments militaires qui les détiennent seront tenus personnellement responsables de leur sécurité.
Selon des informations relayées par des médias maliens et étrangers, l’arrestation de ces personnalités est liée à la non-reconduction de certains membres de l’ancienne junte militaire dans le deuxième gouvernement annoncé quelques heures plus tôt..
Réaffirmant leur « ferme soutien aux autorités de la transition », les organisations ont prévenu que la situation en cours « porte en elle le risque d’un affaiblissement de la mobilisation de la communauté internationale en faveur du Mali ».
Ils se félicitent de l’annonce de la venue demain de la délégation de la CEDEAO et demandent à tous les acteurs concernes à apporter leur pleine coopération aux efforts déployés en vue de la reprise immédiate du cours normal de la transition.
Ils soulignent que l’action inconsidérée conduite ce jour porte en elle le risque d’un affaiblissement de la mobilisation de la communauté internationale en faveur du Mali.
Lundi, en début de soirée, des militaires ont arrêté le président de transition Bah N’Daw, le premier ministre Moctar Ouane, ainsi que d’autres personnalités civiles et militaires, avant de les conduire de force à la caserne militaire de Kati située à une quinzaine de militaires de Bamako.

