Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi dans un tweet « au calme » au Mali et à la « libération inconditionnelle » de ses dirigeants civils, arrêtés dans la journée par les militaires. « Je suis profondément préoccupé par les informations sur l’arrestation des dirigeants civils chargés de la transition au Mali », a-t-il ajouté dans son message.
«J’appelle au calme et à leur libération inconditionnelle. Mon Représentant spécial travaille avec la CEDEAO, l’UA et les acteurs internationaux soutenant la transition politique en cours », a-t-il fait remarquer.
Profondément préoccupé par la détention des dirigeants civils de la transition malienne. J'appelle au calme et à leur libération inconditionnelle. Mon Représentant spécial travaille avec la CEDEAO, l'UA et les acteurs internationaux soutenant la transition politique en cours. https://t.co/82dIXDcAD4
— António Guterres (@antonioguterres) May 25, 2021
Selon des diplomates, le Conseil de sécurité de l’ONU pourrait tenir une réunion d’urgence dans les prochains jours sur la situation au Mali. Un peu plus tôt, la Cedeao (Communauté des Etats ouest-africains), l’Union Africaine, la force de l’ONU au Mali (Minusma), la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Union européenne, avaient dans un communiqué conjoint condamné « fermement la tentative de coup de force » des militaires.
Responsables d’un coup d’Etat à l’été 2020, les militaires maliens, mécontents du nouveau gouvernement annoncé par les autorités de transition, ont arrêté lundi le président et le Premier ministre, dans un nouveau coup de force qui enfonce le pays dans une énième crise profonde.

