C’est un nouveau rebondissement dans le dossier de l’assassinat de l’ancien chef de l’Etat du Burkina Faso Thomas Sankara en exil en Côte d’Ivoire.
. En effet, ce mardi 13 avril 2021, le tribunal militaire s’est décidé de la mise en accusation de l’ex-président déchu Blaise Compaoré pour attentat à la sureté de l’État, complicité d’assassinat et recel de cadavres.
Le dossier a été renvoyé mardi devant le tribunal militaire de Ouagadougou, après la confirmation des charges contre les principaux accusés, dont Blaise Compaoré, 34 ans après la mort du «père de la Révolution» burkinabè, selon des avocats de la défense et des parties civiles.
«Ce mardi matin nous avons assisté au délibéré de la chambre de contrôle de l’instruction, qui a renvoyé le dossier en jugement», a déclaré à l’AFP Me Guy Hervé Kam, un avocat de la partie civile. «Il s’agit essentiellement de Blaise Compaoré et de 13 autres, accusés d’attentat à la sûreté de l’État», «complicité d’assassinats» et «complicité de recel de cadavres». «L’heure de la justice a enfin sonné, un procès peut s’ouvrir. Il appartient donc au procureur militaire de programmer une date d’audience», s’est-il réjoui.
Dans la foulée, 14 personnes dont l’ancien bras droit de Compaoré, Gilbert Diendéré, poursuivi pour pour complicité d’assassinat, recel de cadavres, attentat à la sureté de l’État doivent comparaitre devant le tribunal.
Arrivé au pouvoir par un coup d’État en 1983, le président Sankara a été tué par un commando le 15 octobre 1987 à 37 ans, lors du putsch qui porta au pouvoir son compagnon d’armes d’alors Blaise Compaoré.

