Khadidiatou Ndiouck Faye jusque là directrice de la prison de Cap Manuel, n’a pas été limogée mais elle a été affectée. Ces précisions sont de l’administration pénitentiaire. « L’affectation de la Directrice de la Maison d’arrêt et de correction du Cap Manuel en date du 12 mars 2020 n’a rien à voir avec les raisons évoquées dans la presse », informe la note. Laquelle précise : « Cette mutation intervient en même temps que celle des directeurs (Thiès, Diourbel, Mbour, Dagana et Podor). Il s’agit bien d’un mouvement général concernant les directeurs après celui des Inspecteurs en date du 24 février 2024. », précise un communiqué parvenu à emedia, l’administration pénitentiaire.
Cette précision fait suite à l’information faisant état du limogeage de la directrice de la prison du Cap Manuel, Khadidiatou Ndiouck Faye suite à la sortie de l’activiste Guy Marius Sagna dénonçant une sorte de raquette avec une forte surfacturation des marchandises qui sont vendues au sein de la cantine.
L’activiste s’était attaqué à la « gestion opaque » du régisseur du système des cantines, des surfacturations sur les marchandises et du prix exorbitant du téléphone. « C’est une directrice de la maison des esclaves. L’unité du téléphone était vendue aux détenus à 100 frs. Les marchandises de la boutique du Cap Manuel étaient surfacturées. Une omelette avec un seul œuf dans un pain qui ne coûterait pas 50 frs était vendue à 400 frs, un pack d’eau d’un litre venu à 3000 frs. J’ai demandé à la directrice de la prison du Cap Manuel de réduire le prix du téléphone, les prix de la boutique, d’arrêter les fouilles intégrales consistant à dénuder complètement les prisonniers », avait confié l’activiste, hier lors d’un point de presse.

