« Le Sénégal a signalé aujourd’hui son premier cas de COVID-19, devenant ainsi le quatrième pays africain à confirmer le virus. Le patient est un ressortissant français et un résident du Sénégal qui est rentré à Dakar le 26 février ». Nous étions le 2 mars 2020. 2 mars 2021, un an jour pour jour, le Covid-19, poursuit sa funeste saga. Plus virulent et plus meurtrier que jamais. Mais l’espoir est permis avec les vaccins. Le Sénégal à l’instar des autres pays du monde a acquis des lots de vaccins et a démarré sa campagne nationale de vaccination le mardi 23 février dernier. Retour sur cette pandémie mondiale…
Le 2 mars 2020, est l’une des dates que le Sénégal n’oublierait jamais. C’est à cette date que le virus du nouveau coronavirus a fait son entrée au Sénégal, bouleversant nos vies. Un ressortissant français est rentré de voyage avec le virus. En cette date du 02 mars 2020, le sénégalais venait d’enregistrer son premier cas positif au coronavirus, un cas importé. En effet, disons, c’était le début d’un commencement aventureux avec la flambée épidémique.
Chronologie d’une crise sanitaire…
En un laps de temps, la contamination comme une trainée de poudre va faire le tour du pays, occasionnant la prise de nouvelles décisions dans l’objectif de freiner la propagation. Le Chef de l’Etat convoque un Conseil présidentiel d’urgence. Voix grave, visage des mauvais jours, le Président Macky Sall parle de ce premier cas, cet individu de nationalité étrangère. C’était parti ! les choses s’accélèrent. 16 mars, fermeture des établissements scolaires. 20 mars, fermeture de l’espace aérien. 23 mars, Macky décrète l’Etat d’urgence assorti de couvre-feu de 20 h à 6 heures du matin et un fonds de riposte de mille milliards dont 67 milliards réservés aux denrées alimentaire. Les forces de défense et de sécurité mobilisées et un budget de « guerre » de plus de 1000 milliards de francs CFA sera dégagé pour soutenir l’économie et ses acteurs.
Le 14 mars, un arrêté du ministère de l’Intérieur, interdit les rassemblements. Le 15 mars la rotation des navires à passagers sont suspendues. Seule la chaloupe qui assure la desserte Dakar-Gorée va continuer ses navettes mais l’Ile se confine aux visiteurs il sera d’ailleurs le seul endroit sui sera longtemps épargné avant d’enregistrer son premier cas de Covid-19, le lundi 24 aout 2020. En cette même date, la fermeture des lieux de culte avait été annoncée, les prières du vendredi, sont suspendues sur toute l’étendue du territoire national. Aussi, face à la recrudescence des cas, l’installation d’un hôpital militaire de campagne, va vu le jour le 22 mars.
Pape Diouf l’emblématique président de l’Olympique de Marseille est le premier Sénégalais décédé du Covid-19
Le 31 mars, le Sénégal enregistre son premier décès lié au covid-19, il s’agit de Pape Diouf, ancien Président de l’Om. Tout le pays est sous le choc et le monde du football endeuillée. Pape est parti à jamais. Les hommages fusent de partout mais on redoute encore le pire car ce virus ne laisse aucune chance aux personnes à la santé fragile.
Professeur Moussa Seydi, un homme dans le front de l’attaque contre la Covid-19
Son nom a été révélé au grand public par l’impressionnant travail réalisé à l’époque contre la maladie d’Ebola avec le cas importé venu de la république sœur de Guinée. Nous étions en 2014. Un cas pris en charge et guéri par la suite grâce à la prouesse du Chef de service des maladies infectieuses de l’
Une honnêteté et une rigueur que ses collègues lui reconnaissent. Sa franchise, aussi, qui lui a valu d’être entendu, jusqu’au sommet de l’État. Le médecin a l’oreille du président sénégalais Macky Sall. Et nul, aujourd’hui, ne discute ses choix.
Moussa Seydi, 56 ans, dirige depuis près de sept ans le centre des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann à Dakar. Cet infectiologue, qui a dédié sa vie au travail, a essentiellement œuvré dans son pays, après des études en France et aux États-Unis.
Dès les premiers jours, dès les premiers cas identifiés au Sénégal, le professeur Moussa Seydi a fait le choix d’utiliser de la chloroquine pour traiter ses patients, s’inspirant des travaux de l’infectiologue marseillais Didier Raoult.
« Le traitement est à chaque fois proposé au patient; s’il accepte, un électrocardiogramme est pratiqué systématiquement », assure l’infectiologue, qui poursuit : « [Nous disons] exactement ce qu’il y a à dire, la vérité : qu’il y a des études qui ont prouvé que chez certains patients, ça peut réduire la charge virale très rapidement, [mais que] ce sont des études sur de petits effectifs et qu’il faut des études plus importantes pour valider. »
Impact sur l’Economie mondiale
Analyse statistique et économique de la pandémie du coronavirus : conséquences et opportunités pour l’économie sénégalaise. « A l’instar de beaucoup de pays, le Sénégal n’est pas épargné, nous vivons avec ce virus depuis la date du 2 mars 2020, menaçant ainsi nos vies et notre économie. Une crise sanitaire qui av engendrer une crise économique d’envergure en mettant à genou l’économie avec la fermeture des frontières aériennes, terrestres et maritimes.
Ces six dernières années nous étions une économie en bonne santé, avec un bon cadre macroéconomique. Mais depuis le 2 mars, contaminée par le covid-19 qui la conduit aux soins intensifs mettant en péril notre perspective d’émergence. Beaucoup de moyens et de mesures ont été mises en place pour la réanimer et la maintenir en vie. »
Un coup d’arrêt pour les évènements religieux au Sénégal
Trois mois, jour pour jour, le coronavirus continue sa chevauchée mortelle galopante. Les cas explosaient de plus en plus. Un coup que le virus a réussi au grand dam. L’arrêté sur l’interdiction de circuler entre région a imposé à plusieurs individus, saufs, les récalcitrants à fêter l’Aid al fitr « Korité » sous menace de poursuites judiciaires. De même, pour la Tabaski, passant par la Tamkharite. Mais les restrictions avaient été allégées.
Touba n’avait pas affiché l’affluence des grands jours pour cause de la pandémie de Covid-19, mais il faut dire la foi des mourides étaient plus tenace que le covid-19. La cité religieuse mouride a bien fêté le Magal dans le respect des mesures barrière tablant, en prélude de cet évènement sur 5 millions de masques pour éviter toute éventualité.
Cependant, les autorités religieuses de Tivaouane, avaient annulé à la tenue du Mawlid pour éviter l’hécatombe. La cité religieuse a commémoré autrement la naissance du prophète Muhammad PSL contrairement à la cité religieuse de Medina Baye Niass. Le Gamou international de Medina de Baye Niasse avait bien eu lieu dans le respect aussi des gestes barrières un moment coïncidant avec une courbe descendante de la contamination.
Pour cause de la pandémie de Covid-19, la Conférence épiscopale inter-territoriale Sénégal, Mauritanie, Cap-Vert et Guinée Bissau avait décidé d’annuler l’édition 2020 du traditionnel pèlerinage marial de Popenguine et de maintenir fermées les églises, pour cause de Covid-19.
Apres ces grands évènements, la contamination avait connu une tendance baissière, occasionnant la fermeture de presque tous les centres de traitement du pays. Les mesures barrières n’étaient plus respectées, relâchement total. De même, les mesures de restriction avaient été allégées. L’espace aérien rouvert. Comme pour annoncer la fin de la pandémie au Sénégal .

Décembre 2020, le Sénégal face à une deuxième vague inattendue et plus virulente : Le pic de l’épidémie
La deuxième vague du nouveau coronavirus est arrivée avec force au moment où tout le monde dormait sur ses lauriers. En seulement une semaine, le pays avait enregistré une vingtaine de morts du covid-19. La situation subitement incontrôlable obligeant du coup une réunion d’urgence convoquée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Aussi, le nouveau variant britannique a été détecté au Sénégal, selon les information de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef), « Nous vous informons avoir confirmé la présence d’un variant britannique (du) SARS-CoV-2 dans des échantillons », a déclaré Professeur Souleymane Mboup de l’Iressef.
« Suite aux recommandations du corps médical, j’ai décidé de décréter l’état d’urgence sur deux régions : sur l’étendue de la région de Dakar et celle de Thiès à compter du 6 janvier », avait indiqué Macky Sall dans une déclaration à la Radio. Le couvre-feu instauré à nouveau, face à la recrudescence des cas.
Vaccin contre la covid-19, le bout du tunnel?
Avec le vaccin le ciel s’éclaircit sur le front du coronavirus. Le Sénégal a reçu, mercredi 18 février, 200 mille doses du vaccin Sinopharm et a démarré sa campagne de vaccination, le mardi 23 février. Et, 324 mille doses d’AstraZeneca sont attendues à Dakar ce mercredi.

