De Youssouf DIMMA, Correspondant de Teranganews Ziguinchor
Cela a été une brève et fulgurante offensive de l’Armée nationale, ayant durée du 25 janvier et 8 février 2021, soit seulement quatorze (14) jours lancée sur les bases du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) situées dans les communes de Boutoupa Camaracounda et Adéane dans la région de Ziguinchor d’une part, d’autre part dans les communes de Kaour et Goudomp dans la région de Sédhiou.

Si aucun bilan officiel humain n’a été révélé ni du côté de la grande muette ni de celui de la rébellion, au moins une certitude restera gravée dans les annales historiques de ce conflit quarantenaire en Casamance : le poste de commandement situé à Sikoume, à 20 kilomètres à l’Est d’Adéane, dirigé par Adama Sané est tombé le 5 février après une succession de défection et de débandade ayant permis la récupération par l’armée des bases avancées de Blase, Boussouloum et Badiong.

A la tête d’une forte délégation, le colonel Souleymane Kandé, commandant la zone militaire n°5 basée à Ziguinchor, avec les lieutenants colonels Clément Hubert Pierre Boucal et Mathieu Diogoye Sène respectivement commandant le bataillon des commandos, chef du groupement tactique inter-arme « Bravo » et chef du groupement tactique inter-arme « Charlie », a organisé une visite guidée des bases reprises des mains des combattants du MFDC dans ces zones.

Selon ces deux chefs de groupement, les tactiques militaires de dernière génération ont été utilisées pour rapidement et efficacement dominer l’ennemi qui a été délogé et remplacé. Ce sont essentiellement des éléments du 3ème bataillon d’infanterie qui ont été mobilisés avec un détachement « terre », un élément d’observation artillerie et une section « génie ».

Par exemple, pour la conquête de la base de Badiong, le 1er février 2021, c’est le bataillon du Lieutenant-colonel Sène qui a été lancé en flèche alors pour la récupération de Sikoume, tombé le 5 février 2021, après Boussouloum le 3 février 2021, ce sont essentiellement les commandos sous la direction du lieutenant-colonel Boucal qui ont été placés en première ligne ; le tout appuyé, selon le colonel Kandé, par « de l’aviation de chasse et d’hélicoptères d’attaque, en nombre suffisant pour créer la déroute de l’ennemi ».
Au final, plusieurs armes ont été saisies, des munitions, de la logistique et du matériel d’intendance. Une quinzaine de champs de chanvre indien ont été trouvés aux alentours de ces différentes bases rebelles.


