De Adama Séne correspondant de Teranganews à Saint Louis
Les périmètres rizicoles des unions paysannes de Thiago et de Ndombo dans le département de Dagana ont été visités par une délégation du réseau des journalistes pour les activités de L’OMVS (Rejao/ Sénégal). Une occasion pour ces derniers d’échanger avec les producteurs sur les réalisations du programme de gestion intégrée des ressources en eau (PGIRE) dans sa phase 2. A en croire le président de l’union de Thiago, la collaboration entre les producteurs, la Saed et le programme de gestion intégrée des ressources en eau (PGIRE) a considérablement amélioré leurs conditions de travail et de vie.
« Grâce à la construction de magasins de stockage de grandes capacités, nos productions sont entreposées dans des lieux sécurisés avant leur commercialisation. Mieux le programme a mis à la disposition des femmes des deux unions 02 mini-rizeries de 25 millions de francs Cfa l’unité, des unités de transformation de fruits et légumes, des unités d’etuvage du riz. Des infrastructures agricoles qui ont apporté un bonus dans notre travail de producteurs. Raison pour laquelle on n’a pas vu nos jeunes embarqués dans des pirogues pour l’émigration clandestine » a déclaré Président Yamar DIOP.
Des réalisations qui ont été également appréciées par son collègue de l’union de Ndombo dont les membres exploitent plus de 330 ha de périmètres rizicoles. Pour Ndiak Diop, les investissements du PGIRE sont salutaires pour les producteurs du Walo surtout pour ceux du département de Dagana. » Les périmètres de notre union ont été entièrement réhabilités, les anciennes motopompes ont été remplacées par des pompes électriques. Des pistes de productions ont été construites pour l’accès facile aux champs et l’évacuation rapide des productions. Ce qui nous permet aujourd’hui de respecter le calendrier cultural en réussissant la double culture en saison chaude et en saison froide. Nos récoltes sont sécurisées dans les magasins de stockage installés par le programme, une opportunité qui nous permet de respecter aussi nos engagements auprès des institutions financières et créancières. L’appui du PGIRE via la réhabilitation et le réaménagement des périmètres de Ndombo a freiné fortement l’exode rural de notre jeunesse. D’ailleurs certains jeunes qui étaient partis dans les centres urbains font le sens inverse » a-t-il ajouté.
Malgré toutes ces réalisations du PGIRE, pourtant tout n’est pas rose. Au nom des femmes des unions visitées, la dame Aicha Daro Fall a souligné le manque d’équipements agricoles des femmes et un fond de roulement pour faire tourner les mini rizerie à temps plein. » Notre rizerie fait 2 tonnes/heure, mais malheureusement on n’a pas les moyens financiers pour la faire fonctionner depuis 02 ans. Les paysans de l’union sont obligés d’aller voir ailleurs pour la transformation de leurs productions. Nous souhaitons également que les unités de transformation de fruits et légumes soient renforcées en matériel de conservation. C’est pourquoi nous voulons être accompagnées pour avoir un fonds de roulement. En attendant la réaction des partenaires, on se débrouille avec les moyens du bord puisque on cotise chacune 5000 francs Cfa pour gérer les affaires urgentes », a soutenu Mme Fall.

