Dans la société sénégalaise l’adage dit que : « l’aîné doit servir de bon exemple et c’est lui aussi qui doit montrer à l’instar des parents la voie à suivre. Il joue le rôle de leader de contrôleur mais aussi de responsable bref de parent des cadets : « Ce qui revient à dire, qu’il n’a pas droit à l’erreur. Puisque les autres copient sur lui. Cet adage solidifie les propos de l’écrivain nigérian Aderanti Adepoju « façonner l’enfant dès son plus jeune âge ».
Le système familial comprend les relations de couple, les relations de filiation et les relations entre frères et sœurs. C’est ainsi que les relations influencent les attitudes entre les ainés et leurs jeunes frangins. Dés dans nos sociétés africaines, l’ainé joue un rôle dans l’éducation de ses frères à côté des parents.
Prendre la relève et assurer le rôle d’ainé de la famille n’est pas du tout chose aisée. C’est une période difficile pour les aînés sur tous les plans. Cette période où, le père de famille prend sa retraite et que la relève doit être assurée par l’ainé de la fratrie.
« Je remercie le bon Dieu Je suis l’aîné de la famille. Mon père a pris sa retraite depuis 2017. Mais avant sa retraite. J’avais un petit boulot qui me permettait de l’épauler parfois. Je participais souvent à la dépenses quotidienne avec mes modiques moyens. Et pour dire vrai, c’est grâce à lui. Tout lui revient. C’est mon père qui m’a formé et préparé pour assurer la relève », confie Abdoulaye Mané.
Chanceux, contrairement à B.Diémé quadragénaire, a qui la vie ne fait aucun cadeaux. Le regard hagard, avec des cheveux poivre-sel, B. Diémé aime les endroits calmes. Il s’y refugie pour trouver sa tranquillité. Ainsi, c’est au trottoir qu’il a décidé de nous parler, tout en nous tournant le dos désespérément. « Je suis devenu père à bas âge, alors que j’avais que 17 ans. Mes parents ont très tôt divorcé. Et c’est moi qui prends soin de ma mère et de mes sœurs jumelles. Je n’ai pas assez d’argent je me débrouille pour subvenir à leur besoin parfois capricieux car il arrive qu’elles me taxent d’avare alors qu’en réalité tu n’en a pas », regrette-il.
Même son de cloche pour Kiné orpheline, « ma mère a très tôt rendu l’âme c’était en 1992. Elle n’avait que 31 ans. Et mon père a décidé de m’emmener auprès de sa seconde femme. J’avais que 8 ans. Je connais pas ma mère. Malgré tout, je suis l’ainée de ma famille mais elle cogite un instant,avant de continuer. J’ai pas les moyens. Tout ce que je peux faire, c’est leur inculper de bonnes valeurs que mes parents m’ont transmises , en m’appuyant sur la religion. D’ailleurs ils me respectent grâce à ça. « nous confie-t-elle.
Point de vue de l’Islam
C’est une réalité en Afrique, les ainés de la famille font face à de moult difficultés, qu’ils soient issus d’une famille riche ou pauvre. C’est un lourd fardeau qui repose sur leurs épaules selon Oustaz Babacar. Il n’y a certes pas de sourate qui parle de l’ainé. Mais l’Islam recommande à chaque enfant de la famille de ne pas hausser de ton devant ses parents. L’islam recommande plutôt, à tout enfant, de bien prendre soin de ses parents en cas de besoin selon toujours Oustaz Babacar Cissé maitre coranique.
Mais ils en ont fait « religion « est la réponse pour la plupart des personnes interpelées sur la question « c’est stressant, avant même de faire quoi que ce soit pour ta personnes tu dois régler les affaires de la famille. On a ni habillement, ni matériels. C’est moi qui paye leurs études, la ration alimentaire, argent de poche pour les parents. Pourtant je dois me marier. J’ose pas pour le moment. La responsabilité qui repose sur mes épaules me dépasse. Mais je me plains pas. Mais je rends grâce à Dieu », a prie Ousmane.

