L’ancien président de la république française risque deux de prison ferme si les juges rejoignent le parquet dans sa réquisition. Nicolas Sarkozy est poursuivi pour corruption et trafic d’influence.
En effet le procureur Jean-Luc requiert quatre ans de prison dont deux fermes contre l’ancien président français Nicolas Sarkozy, de même que ces deux autres coaccusés Gilbert Azibert, ex-haut magistrat et son hystérétique avocat Thiery Herzog demandant pour ce dernier qu’elle soit assortie de cinq ans d’interdiction professionnelle.
« Les faits ne se seraient pas produits si un ancien président, avocat par ailleurs, avait gardé présent à l’esprit la grandeur, la responsabilité, et les devoirs de la charge qui fut la sienne », lâche d’emblée le procureur .
Poursuivant M. Blachon fait savoir que « la République n’oublie pas ses présidents, ne serait-ce que parce qu’ils font l’Histoire. À l’inverse, on ne peut pas admettre d’un ancien président qu’il oublie la République et ce qu’elle porte depuis plusieurs décennies: un État de droit ».
Dénonçant les « effets dévastateurs de cette affaire qui vient cogner les valeurs de la République », le magistrat financier a estimé qu’elle avait « abîmé » l’institution judiciaire, la profession d’avocat et l’image présidentielle.
Au lendemain des fermes dénégations de Nicolas Sarkozy à la barre, les deux représentants de l’accusation ont entamé en milieu d’après-midi la démonstration du « pacte de corruption » noué selon eux début 2014 entre les trois hommes, selon le quotidien « Monde ».
La même source informe que l’ancien président (2007-2012) est soupçonné d’avoir conclu un « pacte de corruption » en 2014, en obtenant des informations protégées par le secret, via son avocat Thierry Herzog, auprès du haut magistrat Gilbert Azibert, sur un pourvoi à la Cour de cassation.
L’avocat de l’ancien président Sarkozy n’a finalement jamais eu ce poste à Monaco ,pour lequel il est soupçonné d’avoir tenté d’influer sur la procédure, en échange de la promesse d’un « coup de pouce »
S’appuyant sur des pièces du dossier projetées sur un écran de la salle d’audience, les procureurs financiers ont décrit un « entrisme au sein de la plus haute juridiction judiciaire » et une « dissimulation » par « l’utilisation de lignes téléphoniques occultes ».

