Ce mardi 22 décembre 2020, le Sénégal a rapporté 66 nouvelles infections et un décès portant à 372 le total des décès liés à la pandémie.
Ce mardi la situation épidémiologique se présente comme suit : 953 tests réalisés, 66 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 6,93 %. Il s’agit de 22 cas contacts suivis par les services du Ministère, de 00 cas importé (AIBD, Maritime et Terrestre) et de 44 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit: Dahra (4), Richard Toll (4), Touba (4), Mbour (3), Saint-Louis (3), Dakar Plateau (2), Keur Massar (2), Ouakam (2), Parcelles Assainies (2), Almadies (1), Amitié 2 (1), Diourbel (1), Fatick (1), Gossas (1), Gueule Tapée (1), Hlm (1), Kaolack (1), Maristes (1), Matam (1), Mermoz (1), Ngor (1), Nord Foire (1), Point E (1), Rufisque (1), Yeumbeul (1), Yoff (1) et Zone B (1).
Docteur El Hadji Mamadou Ndiaye, Directeur de la Prévention au Ministre de la Santé et de l’Action Sociale renseigne par ailleurs qu’un nouveau cas de décès lié à la covid-19 a été enregistré hier lundi 21 décembre 2020 et que 30 patients ont été testés négatifs, donc déclarés guéris.
De même, « 28 cas graves sont à signaler. Ils sont pris en charge dans les services de réanimation. L’état de santé des autres patients sous traitement est stable, renseigne le Directeur de la Prévention ».
A ce jour, le Sénégal compte 17945 cas positifs dont 16592 guéris, 372 décès et 980 patients sous traitement.
Et face à la deuxième vague le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr tire la sonnette d’alarme et invite les Sénégalais a plus de prudence et au respect des gestes barrières pour stopper ce virus. En réunion de crise hier lundi en vue d’évaluer les stratégies et d’avoir un regard sur la mise en œuvre opérationnelle de la riposte contre la deuxième vague de Covid-19 au Sénégal. « Ce qui est noté de manière empirique est que cette deuxième vague est plus virulente », a d’emblée fait constater Abdoulaye Diouf Sarr, au cours de cette rencontre de haut niveau, soulignant qu’« il faut absolument que tous les dispositifs opérationnels au niveau national soient réactivés ». Il poursuit : « Donc, on ne peut pas économiser le respect des mesures barrières. Aujourd’hui, la riposte est celle pour le respect strict des mesures barrières, notamment le port du masque, le lavage des mains et le respect de la distanciation physique, etc. »
Abdoulaye Diouf Sarr a, toutefois, rassuré que notre pays a la possibilité, à Dakar comme dans les autres régions, de prendre en charge ses malades. « Au niveau des centres de traitement des épidémies (CTE), nous avons aussi des dispositions majeures de prise en charge des cas graves », a fait constater le ministre de la Santé et de l’Action sociale.
Etat d’urgence?
Pour ce qui est, par ailleurs, d’un éventuel état d’urgence, il précise que ce n’est pas à exclure. « Nous n’en sommes pas là pour le moment. La situation, telle qu’elle se présente, est que nous la maîtrisons au niveau stratégique, avec le Comité national de gestion des épidémies (Cnge), au niveau opérationnel par le Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous) et les districts. Donc, il me semble très prématuré d’aborder les choses en termes d’état d’urgence. Nous sommes dans une stratégie évolutive. Et dans cette situation actuelle, nous maîtrisons les choses », a-t-il expliqué.

