« M. Alassane Ouattara est proclamé élu au 1er tour » avec 94,27 % des voix, a déclaré le président du Conseil constitutionnel, qui a indiqué n’avoir relevé « aucune irrégularité grave » sur les bureaux qui ont été pris en compte. L’opposition avait boycotté le scrutin du 31 octobre et empêché la tenue du vote dans près de 5 000 bureaux. Ceux-ci n’ont pas été inclus dans le corps électoral.
Mamadou Koné a également souligné qu' »aucune réclamation » n’avait été déposée. Sans surprise, le Conseil constitutionnel n’a changé aucun des résultats annoncés le 3 novembre par la Commission électorale.
Avec ses 3 031 483 voix, soit 94,270% des suffrages exprimés, il devance ainsi Kouadio Konan Bertin, Henri Konan Bédié et Pascal Affi Nguessan crédités respectivement de 1,99%, 1,66% et 0,99%. Le taux de participation à ce scrutin est de 53,90%, selon le conseil constitutionnel.
Boycotté par l’opposition qui a d’ailleurs appelé ses militants à empêcher sa tenue, le vote du 31 octobre a été émaillé de violences parfois meurtrières. Peu après le scrutin, l’opposition a annoncé la mise ne place d’un Conseil National de Transition (CNT), après avoir “constaté la fin du mandat” du président sortant. En réponse, le gouvernement a annoncé des poursuites judiciaires contre ses opposants, procédant même à des arrestations dans ce contexte de crise.
D’ailleurs ce lundi, plus d’une semaine après la tenue du scrutin, les manifestations publiques contre le 3e mandat d’Alassane Ouattara ont repris dans plusieurs localités du pays notamment à Daoukro (fief de Bédié), à Yamoussoukro dans la capitale politique, à Abengourou dans l’Est du pays, à Bongouanou (fief d’Affi N’guessan) et dans d’autres localités situées aux alentours d’Abidjan. Dans le district d’Abidjan, des affrontements ont été signalés entre forces de l’ordre et manifestants, particulièrement dans la commune de Yopougon, un des bastions de l’opposition.

