La répression des forces de l’ordre sur plus de 1 000 manifestants rassemblés, mardi 20 octobre, à Lagos, la capitale économique du Nigéria a fait plusieurs morts, selon Amnesty International, et de nombreux blessés par balles, selon les témoignages recueillis sur place par l’AFP. « Plusieurs manifestants ont été tués, on cherche à savoir exactement combien », a déclaré à l’AFP Isa Sanusi, porte-parole de l’ONG Amnesty international.
En effet depuis 12 jours, des milliers de jeunes nigérians manifestent pacifiquement contre les violences policières dans les grandes villes du pays le plus peuplé d’Afrique et première puissance économique du continent.
Au moins 18 personnes, dont deux policiers, sont mortes dans ces marches, qui avaient été jusque récemment globalement pacifiques.
On dénombre aussi selon toujours Amnesty Nigéria de nombreux blessés qui ont été acheminés dans plusieurs hôpitaux privés de la ville qui avaient ouvert leurs portes aux manifestants. « J’ai deux personnes avec moi dans ma voiture, une femme et un homme, dans un état critique », a déclaré à l’AFP Innocent A., l’un des participants à la manifestation. « J’ai déjà déposé deux personnes à l’hôpital Lagoon (à Ikoyi), l’un était blessé par balles dans le dos, et l’autre à l’estomac », a-t-il expliqué. « Ce sont les quatre personnes dont j’ai pu m’occuper, le reste je ne sais pas. »
Amnesty International has received credible but disturbing evidence of excessive use of force occasioning deaths of protesters at Lekki toll gate in Lagos. #EndSARS #Lekki #Nigeria
— Amnesty International Nigeria (@AmnestyNigeria) October 20, 2020
Amnesty International has received credible but disturbing evidence of excessive use of force occasioning deaths of protesters at Lekki toll gate in Lagos. #EndSARS #Lekki #Nigeria
— Amnesty International Nigeria (@AmnestyNigeria) October 20, 2020

