Routes coupées, maisons envahies par les eaux, embouteillages monstres, nombreux dégâts matériels, plus triste encore des morts, six au total dénombrés au Sénégal, le temps d’un weekend de fortes précipitations, les inondations n’ont pas, cette fois-ci, épargné les Parcelles assainies de Dakar. Beaucoup de désagréments pour les automobilistes et les motocyclistes obligés parfois de garer pour ne pas endommager leur machine.
Une situation qui a fini d’installer de sérieux problèmes de mobilité pour les populations de cette partie de Dakar qui veulent rejoindre la banlieue dakaroise ou en sortir pour rallier le centre ville.
Si cette pluie abondante est une aubaine pour les agriculteurs, c’est tout le contraire des travailleurs qui vivent le calvaire pour rallier leur lieu de travail surtout quand on habite en périphérie de la capitale Dakar…Des Parcelles Assainies à Pikine en passant par Guédiawaye, c’est la croix et la bannière pour trouver un véhicule de transport si on l’a pas.
« Quant il pleut, on ne dort plus parce que les maisons et les routes sont inondées. C’est la galère quoi », se désole Saliou vêtu d’un ensemble short, le visage renfrognant, lui qui risque de perdre une journée de travail, obligé de garer sa moto pour ne pas l’endommager et aller se bousculer dans les transports publics.
Au niveau du Rond-point « Case Ba » jusqu’à Golf transformé en petit rivière par les eaux de pluie, point de départ vers la grande capitale et d’autres lieux de Dakar, il faut jouer des coudes pour trouver un véhicule de bus Tata ou car rapide Ndiaga Ndiaye car avec le coronavirus et les mesures de restrictions imposées par les autorités pas de surcharge ni de place debout. Conséquences, les usagers prouvent toutes les peines à se rendre au boulot . »Plus difficile encore avec l’arrivée de ce virus car on nous oblige la limitation des passagers au risque d’être arrêté par la police ou la gendarmeries et devoir payer une amende « , explique Cheikh Seck, chauffeur de bus Tata.

Un peu plus loin à l’arrêt de bus, nous avons trouvé un groupe de personnes debout attendant chacun son numéro de bus. Dans le groupe, nous apostrophons Ndéye Ndiaye, jeune étudiante qui se rend à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Munie de son sac, Ndéye est bien habillée avec élégance comme pour son premier jour de Fac. « C’est un véritable supplice, j’attends le bus depuis 7 h et il est presque 9h, je risque d’arriver en retard et cela dure depuis plusieurs semaine vraiment l’Etat doit prendre des mesures en augmentant le parc automobile « , déclare-t-elle furieuse.
Cette fois ci, ce n’est pas le beau temps après la pluie mais la tristesse et la désolation. Un grand calvaire pour les nombreux dakarois qui veulent se rendre au centre ville ou prendre le chemin inverse et rallier la périphérie de Dakar.

