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Campagne « Aar Xalé Yi » : Le consortium « Agir ensemble » alerte sur les risques d’augmentation des violences faites aux enfants en période de Covid-19

Le consortium « Agir ensemble », a lancé ce mardi 22 septembre la seconde phase de sa campagne « Aar Xale yi » qui cible en cette période de Covid-19 spécifiquement les parents et les familles élargies pour qu’ils soient particulièrement attentifs aux besoins des enfants en veillant davantage sur leurs mouvements et occupations au sein des ménages et dans leurs communautés. Elle vise également à apporter une réponse aux risques d’augmentation des violences faites aux enfants pendant la pandémie de Covid-19. Une campagne qui a reçu le soutien du ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants.

Selon le communiqué parvenue à notre rédaction, « les six ONG qui composent le consortium Agir Ensemble, et œuvrant pour la protection et la promotion des droits de l’enfant, se disent très préoccupées par l’impact possible immédiat et à long terme de la pandémie de COVID-19 sur les enfants. », lit-on.

Pour Kenneth Rhodes, directeur pays de Save the Children qui coordonne la campagne au nom du groupe, « les enfants sont surtout touchés par les effets cachés de la pandémie. Les analyses et enquêtes préliminaires conduites par les membres de notre consortium relèvent que la perturbation du mode de vie, la perte de revenus et la fermeture des écoles sont des sources de pression et de stress supplémentaires qui déterminent une augmentation des violences physiques ou psychologiques à l’égard des enfants. En outre, les filles sont plus fortement touchées par la pandémie que les garçons car elles font encore plus de tâches ménagères, passent plus de temps à s’occuper de leurs frères et sœurs et ont donc moins de temps pour apprendre que les garçons ».

Cette deuxième phase de la campagne « Aar Xale yi » consiste en la diffusion de deux spots vidéo et audio dans les médias et la publication d’une note de positionnement pour la protection et le respect des droits des enfants dans le contexte de la pandémie de COVID-19 au Sénégal.

A en croire le consortium « Agir ensemble », « la crise sanitaire actuelle peut être un facteur aggravant  des mécanismes d’adaptation négatifs, en particulier pour les filles et perturber l’environnement dans lequel les enfants grandissent et se développent, en plus d’affecter l’apprentissage et la socialisation des enfants dans la communauté. La maltraitance physique et psychologique, la négligence et l’abandon, la détresse psychologique, les violences liées au genre, l’exploitation par le travail, l’augmentation de la vulnérabilité des enfants non accompagnés et séparés de leurs familles et communautés et l’exclusion sociale sont autant de risques liés au contexte actuel. Pour de nombreuses familles, la vulnérabilité économique croissante augmentera aussi la menace du travail des enfants, du mariage des enfants et de la traite des enfants. », souligne le document.

C’est pourquoi le consortium Agir Ensemble plaide pour que les enfants et leurs droits soient placés au centre de la réponse à la pandémie de COVID‐19 et des plans de relance de l’économie. Ces plans doivent être prioriser, à travers des mesures adaptées et un financement adéquat, pour le compte des populations les plus vulnérables dont les enfants et les femmes et répondre aux nouveaux défis provoqués par la pandémie, par exemple en matière de santé, éducation, protection et nutrition.

Rappelons que la campagne « Aar Xale yi », initiée au mois d’avril sur les réseaux sociaux, s’est proposée de mettre cette question à l’agenda public pour une prise de conscience des risques non-sanitaires pour les enfants.

A signaler que le Consortium « Agir ensemble » est composé de six ONG internationales centrées sur l’enfance, à savoir ChildFund Alliance, Plan International, Save the Children International, SOS Villages d’Enfants, Terre des Hommes et World Vision, et qui ont noué un partenariat au niveau mondial pour travailler ensemble, pour et avec les enfants, en vue de faire progresser l’agenda des droits de l’enfant dans le monde à l’horizon 2030. Au Sénégal, le consortium accueille également EDUCO, membre de la ChildFund Alliance, ainsi que la Coalition Nationale des Associations et ONG en faveur de l’Enfance (CONAFE Sénégal) et l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS).

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Khadim FALL

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