De Ibrahima Diamé Teranganews Kaolack/Fatick
En dépit des nombreuses tentatives pour barrer son avancée, la mer continue lentement mais sûrement sur les habitations. Les habitants de Djilor Djidiack situé dans la commune de Fimela, n’ont pas ainsi donc croisé les bras face à cette menace de la mer.
Beaucoup d’actes ont été posés pour essayer de bloquer le phénomène qui ronge les murs de clôture des maisons. Des diguettes traditionnelles ont été érigées avec des planches de tiges de rôniers.
Mais malgré tout l’érosion est persistante. Le phénomène est tellement visible et apparent que les habitants de ce petit village situé dans le département de Fatick arrondissement de Fimela sont inquiets.
Sur une longueur de près d’un kilomètre en bordure du village, les impacts de l’érosion sont manifestes, des pans de murs érigés sous forme de digue s’affaissent, le barrage constitué de troncs de rôniers est envahi et englouti par le bras de mer.

La case en paille installée les pieds dans l’eau reçoit les vagues qui échouent sous le toit. Des morceaux de briques sont aussi superposés sur place pour freiner l’avancée tranquille mais dangereuse de la mer.
Tous les dépotoirs d’ordures assez élevés qui servaient de barrières contre l’avancée de la mer ont disparu. Ils ont été rongés et mangés par la mer qui avance sans bruit et à grand pas.
Cette menace sérieuse inquiète beaucoup les habitants du village natal du premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor qui demandent à l’État du Sénégal de réagir vite pour sauver ce qui peut encore l’être de ce petit village du royaume d’enfance de Senghor.

