Le procès IAAF devenu par la force des choses, le procès Lamine Diack du nom de l’ancien président de l’athlétisme mondiale a démarré depuis lundi et c’est ce jeudi 11 juin que l’un des principaux accusés Lamine Diack a fait face à la juge du 32 ème cabinet du tribunal de Paris, dans le fond.
Interrogé par la juge sur les agissements de son fis Papa Massata Diack qui était supposé être le consultant marketing de l’IAAF avec son agence Pamodzi, Diack père a répondu que son fils est tout simplement un voyou. « Quand le policier m’a dit que ton fils est impliqué dans le dossier des dopages, je suis tombé des nues », a déclaré Lamine Diack devant la barre.
Sur l’affaire du supposé financement de la campagne électorale de 2012 au Sénégal
La juge du tribunal de grande instance de Paris est entrée dans le fond du dossier de corruption. Devant la barre ce jeudi 11 juin, Lamine Diack a battu en brèche les accusations de la juge selon lesquelles il a demandé de l’argent aux russes pour faire la politique.
Répondant aux questions du parquet sur ses relations avec les russes qui l’auraient donné de l’argent pour financer la campagne électorale de 2012 au Sénégal, Diack nie. « Je n’ai jamais reçu de l’argent de qui ce soit pour financer la politique ou une quelconque campagne. Si j’avais besoin d’argent, j’allais demander à Poutine que je connais depuis très longtemps », clame-t-il.
S’agissant de la supposée corruption concernant les athlètes russes, Diack se défend d’avoir incité la corruption ou demandé de l’argent aux athlètes russes. L’ex de l’IAAF dit n’avoir jamais été au courant que les russes ont corrompu certains de ses membres. « Je l’ai appris plus tard en 2014 », a répondu Lamine Diack. Avec verve et sérénité.

