De Youssouf DIMMA, TerangaNews Ziguinchor
Avec près de soixante mille (60 000) individus soit huit pour cent (8%) de la population active de la région de Ziguinchor, les personnes vivant avec handicap haussent le ton par la voix du président de l’Union régionale des associations des personnes handicapées (Uraph) pour alerter les autorités sur les conditions de vie qu’elles endurent pendant cette crise du Covid-19. En effet, en marge d’une activité les impliquant, entre autres, ce mardi 06 mai à Ziguinchor, leur président Alassane Badiane a évoqué leurs souffrances en ces termes : «comme vous le savez, les personnes handicapées sont des plus vulnérables dans notre région, mais aussi dans le pays ; pis ces personnes handicapées sont laissées en rade dans beaucoup de programmes et projets dans la région de Ziguinchor ».
A l’en croire, «les personnes handicapées sont également impactées par cette crise du Covid-19 ; vous n’êtes pas sans savoir que les personnes handicapées font près de soixante mille (60 000) dans la région de Ziguinchor ; nous aimerions que des partenaires développent leurs actions au profit des personnes handicapées de la région».
Pour lui, «dans cette lutte contre le Covid-19, le ministère, dans ses termes de référence, a impliqué les personnes en situation de handicap et leurs différentes organisations ; mais notre constat dans cette région, c’est que depuis la gouvernance jusque dans les quartiers, les personnes handicapées ne sont impliquées ni dans la sélection ni dans le choix des bénéficiaires de l’aide que le président de la république a octroyé aux couches vulnérables».
Pour lui, « c’est un cri du cœur et nous déplorons cela dans cette région ; on ne peut pas développer une nation en laissant en rade une couche de la population. En tant que président régional, nous dénonçons cette injustice qui est fondée sur le handicap, c’est une discrimination ».

