Elle lie cette situation à la forte hausse des importations (+282,8 milliards) face aux exportations qui « ont faiblement augmenté (+3,8 milliards), en variation mensuelle’’.
Elle signale aussi une dégradation du taux de couverture des importations par les exportations de 42,0 points de pourcentage. Ce taux s’est établi à 31,5% en mars 2020.
Selon la publication, « les exportations de biens sont évaluées à 153,4 milliards au mois de mars 2020 contre 149,6 milliards au mois précédent, soit une hausse de 2,5% (+3,8 milliards)’’.
« Cette situation reflète essentiellement la progression de la valeur des exportations d’acide phosphorique (+5,6 milliards) et de titane (+3,2 milliards). En revanche, le mois de mars se caractérise par un repli des exportations de produits alimentaires (-9,6 milliards), de produits pétroliers (-6,3 milliards), de ciment (-4,1 milliards), d’engrais chimiques et minéraux (-1,8 milliard) et d’or non monétaire (-1,6 milliard). […]. ’’
En glissement annuel, les exportations de biens ont affiché une baisse de 24,5% (-49,9 milliards), traduisant ainsi, la contraction de la valeur des exportations de produits pétroliers (-24,3 milliards), d’or non monétaire (-15,7 milliards), de produits alimentaires (-12,1 milliards), d’acide phosphorique (-10,2 milliards) et d’engrais chimiques et minéraux (-6,1 milliards).
En revanche, le titane et le zircon ont connu des hausses respectives de 6,1 milliards et 1,5 milliard. La baisse des exportations de produits alimentaires est consécutive à la diminution des ventes à l’extérieur de produits arachidiers (-15,4 milliards), atténuée, toutefois, par la hausse des exportations de produits halieutiques (+2,1 milliards) et de préparations de soupes, potages et bouillons (+1,0 milliard).
Quant aux importations de biens, elles ont connu une hausse de 282,8 milliards au mois de mars 2020 pour « se situer à 486,2 milliards’’. « Cette situation s’explique, en partie, par la progression des achats à l’étranger de produits pétroliers (+86,4 milliards), de « machines, appareils et moteurs » (+40,4 milliards), de produits alimentaires (+36,1 milliards) et de « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » (+35,2 milliards)’’.
La hausse des importations de produits alimentaires s’explique par la reprise des achats de riz (+13,4 milliards), d’huiles et graisses animales et végétales (+9,5 milliards), de « froment et méteil » (+6,2 milliard) et de fruits et légumes comestibles (+1,1 milliard).
Celle des produits pétroliers résulte de la progression des achats d’huiles brutes de pétrole (+78,7 milliards) et de produits pétroliers raffinés (+7,7 milliards).
Selon la Dpee, en glissement annuel, les importations de biens ont augmenté de 56,8% (+176,1 milliards) au mois de mars 2020.
Cette progression est en liaison avec la hausse des achats des produits pétroliers (+77,7 milliards), de produits alimentaires (+22,8 milliards), de « machines, appareils et moteurs » (+19,4 milliards), de « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » (+16,6 milliards) et de produits pharmaceutiques (+4,4milliards).
Le renforcement des importations de produits alimentaires découle de l’augmentation des achats de froment et méteil (+6,9 milliards), de riz (+6,4 milliards), d’huiles et graisses animales et végétales (+5,1 milliards) et de maïs (+1,3 milliard).