Entre rareté de la clientèle qui ont déserté presque les restaurants mais aussi les produits invendus avec les difficultés d’acheminer les produits maraîchers au niveau des marchés…agriculteurs, éleveurs et restauratrices subissent de plein fouet la crise sanitaire et espèrent un accompagnement de l’Etat…Reportage de Dame Diop
Depuis l’apparition du virus mortel au Sénégal, beaucoup d’activités ralentissent.
Les domaines du maraîchage et élevage (poulailler) sont de plus en plus impactés par le Covid-19.
Face à l’augmentation croissante du nombre de personnes touchées par le Covid-19 au Sénégal mais aussi des mesures draconiennes prises pour stopper la propagation rapide du virus de très nombreux hôtels du Sénégal ont suspendus leurs activités. En effet certains hôtels servent même de lieu de confinement pour les cas contacts qui sont suivis par les autorités sanitaires.
Ceci dit, les aviculteurs sont sans doute les plus affectés. »Ce sont les hôtels et grands restaurants qui achetaient nos produits, tel n’est plus le cas car ils ont cessé de fonctionner. Nos poulets ont atteint l’âge maximal, et il n’y’a pas d’acheteur on est obligé de les bazarder, on a pas le choix », se désole A. Faye, aviculteur à Diass, localité située à environ 40 km au sud-est de Dakar, où est construit l’aéroport international Blaise Diagne.

Pas de choix, cet éleveur lance un appel à l’État du Sénégal, »on est jeune et ne comptons que sur ça, nous avons pas pris les eaux ni le désert, pour voyager. Nous avons opté de rester chez nous l’État doit nous aider », lance-t-il.
Les conséquences se font sentir également par les gérants de restaurants
»Personnellement, j’achetais beaucoup de poulets pour le dîner. Mais le couvre-feu est là on est obligé de tout suspendre à 19h pour ne pas violer les lois du couvre-feu. Aussi les déplacements interurbains sont suspendus, c ‘est difficile vraiment. », a déploré O. Seck restauratrice.
Le covid-19 avec ses conséquences néfastes, a également freiné l’activité de certains cultivateurs ceux qui s’adonnent au maraîchage notamment.
Salade fanée, mine renfrognée, accalmie entre autres, sont plus remarquables dans les jardins.
»Comment faire? On vient ici à chaque fois observer la salade qui perd sa fraîcheur de plus en plus. Il y’a plus d’acheteurs, c’est visible on a pas besoin d’expliquer. Les restaurateurs ne viennent plus. Seulement, il faut avouer, il y’a des clients qui viennent mais il achètent peu pour la famille. », renseigne Mara .
Le nombre de cas positifs de coronavirus augmente de plus en plus, un probable confinement général n’est pas exclu.
Quel sera le sort de certains, qui sont dans un pays où l’informel domine ?

