De Youssouf DIMMA, TerangaNews Ziguinchor
Au-delà des tracasseries transfrontalières régulièrement subies par les populations entre les quinze Etats-membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), celle-ci a pourtant réussi, entre sa création le 28 mai 1975 et nos jours, à faire profiter des acquis non négligeables à celles-là.
C’est ce qui ressort de l’atelier de consultations nationales des populations en vue de l’élaboration de la vision post-2020 de la CEDEAO, tenu à Ziguinchor ce 12 février.
L’atelier, qui a réuni des représentants de l’ensemble des couches de la population sénégalaise jusqu’aux communicateurs traditionnels et les corps de métiers, a pour objectif, si l’on en croit Jean Antoine Diouf, responsable du bureau national CEDEAO sis au ministère des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, « d’évaluer la vision 2007 – 2020 de la CEDEAO qui n’avait pas suffisamment pris en compte les avis, suggestions, propositions et préoccupations des populations, avant de se projeter dans l’élaboration de la vision post-2020 ».
C’est, justement, parlant de l’évaluation des forces et faiblesses de la CEDEAO avant 2020 que M. Diouf a reconnu qu’il y avait bel et bien des tracasseries transfrontalières auxquelles ont régulièrement été soumises les citoyens de cette communauté économique. Pis, selon lui, « il y en aura encore car cela existe partout même en Europe ».
Nuançant son propos, le responsable du bureau national de la CEDEAO a déclaré : « il y a certes des tracasseries, mais il faudrait surtout insister sur les grandes réalisations que nous avons enregistrées dans notre sous-région depuis l’adoption du protocole sur la libre circulation en 1979 en comparaison de ce qui se fait dans d’autres partie de l’Afrique où il n’y a même pas encore un protocole sur la libre circulation des personnes ».
M. Diouf a pris pour exemple l’adoption récente de la carte d’identité biométrique et le Sénégal est, d’ailleurs, le premier pays à l’avoir mise en circulation.

