De Abdoulaye Faye, correspondant de Téranganews à Diourbel
L’école est le lieu par excellence où sont formés les futurs cadres et fonctionnaires et doit donc dispenser un enseignement de qualité aux enfants et les mettre dans les conditions susceptibles de leur permettre d’acquérir les connaissances dans de très bonnes conditions. Vu sous cet angle, la profession d’enseignant, quel que soit le niveau d’enseignement, devient une fonction noble puisque c’est à elle de former les dirigeants et élites de demain. Ne doit pas être enseignant n’importe quel individu et le choix des enseignants doit être effectué dans les règles de l’art et de manière méticuleuse, si l’on aspire à un système éducatif de qualité. Cette idée nous permet de dégager deux types d’enseignants dans le système éducatif sénégalais : les enseignants par vocation et les enseignants par accident.
Les enseignants par amour de la profession (vocation) sont ceux qui éprouvent un amour certain et accordent une importance capitale à la transmission de leur savoir. Ils ont donc l’ambition et l’objectif de devenir enseignant. La plupart d’entre eux ont reçu dans les écoles de formation d’enseignants les outils et les méthodes nécessaires à l’exercice de leur fonction. Ils sont passés par différentes structures de formation pour acquérir des bases qui leur permettent d’exercer un métier qu’ils aiment et ont toujours voulu exercer.
A l’opposé, ceux que nous désignons comme des enseignants par accident sont ceux qui n’ont pas pu s’insérer dans les autres secteurs de la fonction publique et qui réfugient par la suite d’aller enseigner dans les écoles primaires et les collèges. Ils contribuent à la dégradation de la fonction enseignante, puisque n’importe quel diplômé n’ayant pu intégrer les autres secteurs de la fonction publique peut se retrouver enseignant du jour au lendemain, ce qui pose inévitablement la question de la qualité des enseignants dans les écoles sénégalaises.

