De Youssouf DIMMA, Correspondant de Teranganews à Ziguinchor
Les enseignants membres du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES), coordination de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), sont montés au créneau après avoir observé un mot d’ordre de grève de 48 H, en faisant face à la presse mercredi 15 janvier, pour dénoncer l’envoi-surprise de 3446 étudiants à leur établissement dans le « non-respect total » des engagements pris par l’Etat en termes d’accompagnement.
Fâchés et frustrés ! C’est le moins qu’on puisse dire pour qualifier les sentiments les plus partagés face à la presse ziguinchoroise, des syndicalistes du SAES/UASZ. Ces enseignants ont dû se concerter un moment pour finalement choisir Mme Ndiémé Sow afin de porter leur parole.
La porte-parole de démarrer son speech par un rappel des circonstances de leur face-à-face avec les journalistes.
Selon elle, « ce point de presse est revenu sur l’essentiel du différend entre l’UASZ et le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de l’Innovation (MESRI) et qui laisse transparaître aujourd’hui une grande frustration du SAES née de nombreuses promesses non tenues par ce dernier ».
Parmi les promesses non tenues, selon elle, « la livraison de 16 classes de 70 places chacune dès fin décembre 2019, de 10 chapiteaux clés en mains, l’orientation de 3000 étudiants seulement alors que ce sont 3446 nouveaux bacheliers que nous devons recevoir officiellement, un budget de seulement 4, 771 milliards soit bien en deçà des promesses faites dans ce sens, une bibliothèque devant renforcer celle de 150 places déjà-là pour éviter que des milliers d’étudiants aient des désagréments et à ce rythme nous en sommes à un total de 8000 étudiants pour seulement 150 places à la bibliothèque universitaire ».
Les syndicalistes préviennent, par la voix de Mme Sow : « malgré sa disponibilité, son ouverture au dialogue et son engagement à trouver des solutions, la coordination SAES/UASZ constate l’inconstance, le tâtonnement, l’amateurisme et le manque de respect total du ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation à l’endroit de l’université Assane Seck de Ziguinchor. »
Et de conclure : « face à cette situation, l’Etat à travers le MESRI est tenu pour seul responsable des perturbations que pourrait engendrer ce non-respect des décisions correctes et consensuelles approuvées par tous. Le SAES décline toute responsabilité de la situation chaotique actuelle qui plombe déjà le bon fonctionnement de l’université Assane Seck de Ziguinchor ».

