«L’enseignement supérieur, ce qu’il a n’existe nulle part en Afrique en termes de retraite… Donc, si l’Etat a fait ces efforts, ce secteur devrait se calmer et travailler. Ils ne peuvent pas tout le temps donner des préavis de grève pour qu’on augmente leur pension alors qu’il y a d’autres secteurs». Cette réponse servie avant-hier par le Président Sall lors de son face-à-face avec la presse met en colère le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal/Enseignement supérieur et recherche (Sudes/Esr).
En effet, le Sudes menace de paralyser l’année scolaire de cette année écrit le syndicat dans un communiqué, « le Chef de l’Etat est victime d’intox » de la part d’un ministère dépassé par les événements et qui lui laisse croire que les enseignants du Supérieur demandent une augmentation de salaires.
Il n’en est rien. Si le Sudes/ESR a déposé une plateforme revendicative sur la table du gouvernement, c’est parce que le système public d’enseignement supérieur connaît des difficultés structurelles, qu’il est urgent de résoudre. Autrement, l’année universitaire risque de ne pouvoir être validée pour des raisons techniques ».

