De Adama SENE TerangaNews Saint-Louis
« La condition sine qua none pour accepter le quota de 5000 nouveaux étudiants, c’est la livraison des 2000 lits et le redémarrage du bloc administratif et pédagogique car la CESL ne se contentera plus de promesses mais de réalisations concrètes », avait martelé en octobre 2019, le président de séance Aboubacry sall.
Malheureusement, les engagements des autorités gouvernementales et universitaires tardent toujours à se concrétiser. Raison pour laquelle, les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis sont descendus de nouveau sur la RN2 pour exiger le respect des engagements et fustiger la surpopulation du campus social. « La capacité d’hébergement a été très largement dépassée. La population de l’Ugb est estimée maintenant à plus de 14.000 étudiants, alors que le campus ne peut contenir plus de 3000 lits. Dans les chambres qui devaient abriter 02 étudiants, vous pouvez trouver 06 à 08 personnes entassées comme des sardines. Au village O, c’est la catastrophe. Certains ne peuvent venir faire cours ou examens faute de places », a dénoncé-Ibrahima SIDIBÉ. Très remonté, le président de séance de la coordination n’a pas raté le ministre de l’enseignement supérieur qu’il accuse d’être le seul responsable du désordre régnant dans le campus social de Sanar.
« Devant tout le monde, le ministre Cheikh Oumar Hann, avait pris des engagements fermes pour la réception du village P avant l’arrivée des nouveaux bacheliers. Ce qui ne s’est pas réalisée comme prévue. Car il avait annoncé sa livraison au plus tard au mois de Décembre dernier, pourtant le délai était fixé en Février 2019. Maintenant qu’il prenne ses responsabilités puisque nous ne pouvons plus attendre. Puisque les conditions de vie et d’études se dégradent de jour en jour dans le campus », a-t-il râlé. Selon toujours le président de séance de la Cesl, tous les engagements pris pour améliorer le cadre de vie et d’études des étudiants, n’ont été respectés. « Le Wifi, la voirie interne, l’assainissement, la distribution d’eau dans le campus social, entre autres, malgré toutes les promesses fermes et les engagements consignés dans des documents n’ont connu aucune avancée significative. Ce que la coordination ne laissera pas passer parce qu’elle est là pour défendre les intérêts des étudiants », a rappelé-M. Sidibé. Au campus social, c’est la mauvaise odeur des eaux usées déversées par les égouts qui accueille le visiteur. « Dans certains villages comme D, il faut réussir des sauts acrobatiques pour sortir des lieux par parce qu’ils ont inondés d’eaux usées. Cette situation ne peut plus continuer, il faut que les autorités la règlent si elles tiennent à l’apaisement du climat social de l’Ugb », a invité-le président de séance de la Cesl qui faisait face à la presse à la fin de leur manifestation sur la RN2.

