De Adama SENE TerangaNews Saint-Louis
Malgré la place prépondérante que la région de Saint-Louis occupe dans les stratégies nationales de développement économique avec ses nombreuses potentialités agricoles, halieutiques, touristiques entre autres, elle reste cependant très vulnérable face aux changements climatiques. Une situation préoccupante qui n’a pas laissé indifférent certaines organisations dont l’Association pour la recherche action développement et environnement au Sahel (ARADES). Raison pour laquelle, cette dernière en partenariat avec le Programme Réussir au Sénégal de la GIZ, a lancé pour 90 jeunes un programme d’Insertion des jeunes en Entrepreneuriat vert et technologies climatiques.
Une manière de permettre aux jeunes bénéficiaires à contribuer au développement durable, à investir dans l’entrepreneuriat vert et les technologies climatiques. A en croire la coordonnatrice de ARADES, le projet est venu à point nommé et entend jouer sa partition pour joindre l’effort des jeunes et ceux des autorités locales afin d’atteindre des résultats pratiques, écologiques et durables.
« Saint-Louis est déjà confronté aux problèmes de changements climatiques, avec l’avancée de la mer, l’érosion côtière, les terres salées et arides, une agriculture d’engrais chimiques dangereuse pour la santé des populations, un niveau d’aisance très fiable, sans oublier la raréfaction des ressources halieutiques conjuguée à la future exploitation du gaz naturel dans le bloc Saint-Louis offshore en 2022 avec tous les impacts que cela engendre sur le plan économique et social. Donc réunir près d’une centaine de jeunes pour les former en entrepreneuriat vert et technologies climatiques est une opportunité pour favoriser une meilleure prise de conscience des enjeux socio-économiques, environnementaux, idéologiques, politiques et organisationnels à l’endroit des jeunes», a soutenu -Abibatou Banda Fall.
Surtout que Saint-Louis va connaître une longue durée de pression sur son environnement marin, avec des risques réels de perturbations sur le secteur de la pêche, du tourisme et des autres secteurs connexes. Avant de rappeler que le programme a un triple intérêt. Selon la géographe-environnementaliste, il permettra de renforcer la capacité et faciliter l’insertion socioprofessionnelle de 90 jeunes dans la lutte contre le chômage et la dégradation de l’environnement. « Ces jeunes seront formés et bien outillés dans les métiers verts et technologies climatiques, c’est-à-dire dans l’agro-écologie, la mécanisation biogaz, les énergies renouvelables pour les cuisinières solaires. Mais dans un premier temps il s’agit de formation dans les technologies numériques traditionnelles et modernes en alliant tout ce qui est vert et technologies », a signalé-Mme Fall.
Au nom de la GIZ, le conseiller technique de l’antenne régionale s’est félicité de l’initiative afin de souligner la disponibilité de la coopération allemande à accompagner les porteurs de projets les plus pertinents surtout ceux tournés vers l’entrepreneuriat vert. «Le pôle d’intervention prioritaire de la GIZ au Sénégal ce sont les énergies renouvelables. S’il y a possibilité de les accompagner directement dans leurs plans d’affaires, nous le ferons. Mais tel n’est pas le cas, nous essayerons de les orienter dans les autres programmes de la GIZ ou d’autres partenaires qui sont à Saint-Louis », a annoncé-Modou Loum.
Pour rappel cette session de formation est la suite de la rencontre de Mars 2019.

