De Abdoulaye Faye, correspondant Téranganews à Diourbel
Suite à leur participation à la journée nationale de l’élevage ce 28 novembre dernier, les canadiens derrières l’ONG Station Agri-Techno ont organisé, vendredi 13 décembre, une grande rencontre avec les acteurs du développement rural de Diourbel pour présenter leur projet d’implantation du Concept Station au Sénégal.
Cette rencontre a été présidée par le gouverneur de la région Gorgui Mbaye en présence de Léonard PIGEON président et co-fondateur de l’ONG québécoise Station Agri-Techno et Mamadou Niang ingénieur agronome et représentant du ministre de l’élevage et des productions animales. Selon le gouverneur Gorgui Mbaye, <<cette rencontre vient suite à la journée nationale de l’élevage qui s’est tenu à Kaël. Et cette journée avait comme thème l’insémination artificielle et la culture fourragère qui avait intéressé des partenaires canadiens, lesquels sont ici avec moi. Ils avaient d’ailleurs un stand lors du Salon de l’élevage et par la suite, ils ont manifesté l’intérêt de collaborer avec les éleveurs pour développer la production fourragère dans notre région. Donc, au cours de la rencontre les maires et les éleveurs ont montré leur engagement à s’insérer dans le dispositif pour faire en sorte que la transhumance diminu. Et que les détails soient davantage élevés en stabilisant, c’est ce qui favorise un taux de rendement plus élevé.
Il va diminuer les conflits entre pasteurs et éleveurs, il renforce aussi la scolarisation des fils et filles des éleveurs qui sont victimes de la transhumance. Et autant de chose qui font qu’une révolution doit être observée au niveau de la production fourragère. Parce que 60% de la qualité du bétail dépend de l’alimentation. Donc, ils sont partis pour nous appuyer, pour lancer des surfaces cultivées apte à nourrir le bétail, en nous renforçant, la qualité de notre produit. Donc nous sommes preneurs de cette technologie.>>
Mamadou Niang, ingénieur agronome au ministère de l’élevage et des productions animales, << ce partenariat vient à son heure. Nous venons de sortir de la journée nationale de l’élevage, où le thème était effectivement la promotion des cultures fourragères et l’amélioration génétique de notre cheptel. C’est un thème extrêmement important, et je crois que ce que nos partenaires canadiens viennent nous proposer entre en droite ligne avec ce thème là qui est la promotion de la culture fourragère. Alors, la promotion de la culture fourragère, c’est une des stratégies que nous avons envisagé pour aller vers ce qu’on appelle la sécurité alimentaire du bétail. Comme vous le savez, au Sénégal, notre élevage est une culture extensif basé sur le pâturage naturel. Et avec le phénomène du changement climatique de plus en plus le pâturage est menacé et nous pensons qu’il ne faut pas continuer toujours ce système d’élevage et que nous devons aller vers beaucoup plus sur un système modernisé. Un système où on maîtrise mieux l’alimentation, en allant dans la pratique de culture fourragère. Les cultures fourragères, ceux sont des cultures végétales mais qui sont destinées aux productions animales.
Le Concept Station propose la mise en place d’explications modernes pour la culture de plante fourragère, tant pour le pâturage que pour la récolte. Un concept qui procurera une alimentation de qualité pour le bétail, et ce, à longueur d’année. L’équipe canadienne a plus de 35 ans d’expertise dans les secteurs de l’agriculture et l’agrobusiness.
Le Concept Station est un modèle d’agriculture qui s’inscrit dans la modernité tout en étant responsable et profitable pour les exploitants-sociétaires sénégalais. Il importe de préciser que les exploitations mises en place demeureront la propriété de coopératives agricoles dont les sociétaires-bénéficiaires seront les exploitants sénégalais.
D’après Mamadou Niang, ingénieur agronome au ministère de l’élevage et des productions animales, << ce partenariat vient à son heure. Nous venons de sortir de la journée nationale de l’élevage, où le thème était effectivement la promotion des cultures fourragères et l’amélioration génétique de notre cheptel. C’est un thème extrêmement important, et je crois que ce que nos partenaires canadiens viennent nous proposer entre en droite ligne avec ce thème là qui est la promotion de la culture fourragère. Alors, la promotion de la culture fourragère, c’est une des stratégies que nous avons envisagé pour aller vers ce qu’on appelle la sécurité alimentaire du bétail. Comme vous le savez, au Sénégal, notre élevage est une culture extensif basé sur le pâturage naturel. Et avec le phénomène du changement climatique de plus en plus le pâturage est menacé et nous pensons qu’il ne faut pas continuer toujours ce système d’élevage et que nous devons aller vers beaucoup plus sur un système modernisé. Un système où on maîtrise mieux l’alimentation, en allant dans la pratique de culture fourragère. Les cultures fourragères, ceux sont des cultures végétales mais qui sont destinées aux productions animales.>>
A noter que ces cultures de plantes fourragères seront irriguées et produiront ainsi douze mois par année. À titre de référence, les plantes fourragères ainsi cultivées donneront 8 récoltes par année de foin récolté, avec des rendements allant à 10 tonnes métriques et plus à l’hectare. Ce qui aura comme résultat une alimentation constante et de bonne qualité pour les troupeaux des éleveurs concernés.
Ces exploitations modernes deviendrons rapidement de formidable moteurs économiques régionaux dont bénéficieront les populations rurales. <<Le Concept Station de traduira rapidement en réalisation à succès pour le plus grand bénéfice de la population sénégalaise et de leur Plan Sénégal Émergent>>, affirme Léonard PIGEON.
A l’issue de la rencontre, les organisations des éleveurs disent prêtes à être formées dans ce domaine, mais il se pose un problème d’accès à la terre surtout les femmes qui évolue dans le domaine. Ce qui a même été le soucis de certaines responsables au moment des échanges après la présentation du projet effectué par l’ingénieur canadien Marcel FRÉDOT. <<L’accès à la terre, effectivement, est un goulot d’étranglement surtout pour les femmes qui s’activent dans l’élevage et les maires ont manifesté de bonne disposition pour leurs accompagner à obtenir ses terres pour pratiquer la production fourragère. Il est vrai que la plupart des éleveurs disposent de terre pour la production fourragère, mais les femmes en général n’en dispose pas. Mais, ils sont en tout cas disposer à leurs donner ses terres. La terre est aussi une denrée très convoité, qui est en général source de conflit. Toutes les mesures prudentielles seront donc prise pour éviter des problèmes à ce niveau pour faire en sorte que par rapport à la loi qui favorise l’accès à la terre pour les agriculteurs que pour les éleveurs. Aussi bien les éleveurs et les agriculteurs ont leurs droit de bénéficier la terre sans discrimination. Je crois que les maires sont dans de bonne disposition. Nous, on va les accompagner pour les mettre en confiance et leurs dire que c’est de leurs intérêts de donner aussi bien la terre à ceux qui la travaille pour la stabilisation pour l’avenir de notre élevage.>>
Il est noter sur l’ONG Station Agri-Techno est accompagnée de son gouvernement, soit la Délégation du Québec à Dakar, pour l’implantation au Sénégal du Concept Station, un projet unique et résolument du 21e siècle.

